Adam Cohen charme le Club Soda
Aussitôt qu’il a fait son entrée sur scène, le public était subjugué. Adam Cohen, qui présentait les pièces de son album Like a Man en première montréalaise jeudi soir, est l’un de ces artistes dont le magnétisme et le charme fonctionnent instantanément, aussitôt qu’une note est chantée. Peut-être encore plus quand on sent le lien spécial – et sincère – qui unit le public et le chanteur: «Il y a des mensonges qu’on n’a pas le choix de dire en tournée, a-t-il lancé à la foule, la voix suave. « I’m so happy to be in Liverpool! » Mais ce soir, pas de mensonge. I’m so f—ing happy to be in Montréal!»
Entouré de ses deux talentueux multi-instrumentistes, Mai Bloomfield et Michael Chaves, c’est dans une ambiance de communion que le fils Cohen a enchaîné les pièces de son troisième opus solo, celui-là même avec lequel il a totalement embrassé le lien de filiation qui l’unit à Leonard. «Pour ceux qui ne le savent pas, je suis le fils d’une icône de la musique canadienne, montréalaise…» a-t-il souligné après quelques pièces, avant de terminer: «… Céline Dion…»
Remarquez que même si on n’avait pas su de qui Adam est le fils, on aurait pu le déduire sans problème par cette voix au timbre si similaire, qui nous a envoûté au fil des magnifiques hymnes à l’amour que sont Sweet Dominique, Like a Man, What Other Guy…
Pas un son ne provenait de l’auditoire, trop chaviré par l’émotion palpable qui enveloppait la salle. Et bien que, non, Leonard n’a pas fait de visite surprise sur la scène du Club Soda, son fils lui a tout de même rendu hommage en entonnant sa célèbre So Long, Marianne, qu’il a par ailleurs dû recommencer à deux reprises pour cause de fou rire… «On a dû la jouer 50 fois, je ne l’ai jamais ratée, et c’est à Montréal que ça arrive!»
C’est que, malgré son aura d’élégance et de maîtrise parfaite de soi, Adam Cohen a tout de même laissé voir son côté goguenard, rieur, fêtard, achevant du coup de conquérir complètement le public. Public qui a bien dû se rendre à l’évidence si ce n’était pas déjà fait: Adam Cohen n’est pas qu’un « fils de », mais un artiste à part entière qui méritait amplement chacun des applaudissements de la salle bondée de jeudi soir.
Adam Cohen
Au Club Soda
Vendredi, à 20h