Cette semaine, on craque pour… S’enlever du chemin, biographie de Serge Fiori, Fabrice Luchini dans Molière à bicyclette, le retour de Star Wars Kid, This Must Be the Place, King Dave, la distribution de The Oranges et la biographie de Lucien Francoeur.
Et on se désole pour… La fin de Bande à part.
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1. S’enlever du chemin, biographie de Serge Fiori |
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2. Fabrice Luchini dans Molière à bicyclette |
| 3. Le retour de Star Wars Kid Quel bon coup que cette entrevue que L’actualité a réussi à avoir avec le légendaire (oui, c’est le mot!) Star Wars Kid. Un bon coup, pas sur le plan de l’image sensationnaliste qu’une telle entrevue exclusive peut projeter, mais plutôt parce que le sujet de l’article, la cyberintimidation, est un phénomène qui a pris de l’ampleur au cours des dernières années. Dix ans après la mise en ligne de la vidéo par des élèves de son école primaire, où on le voit imiter maladroitement un combat au sabre laser, le Trifluvien Ghyslain Raza brise le silence. Son histoire pourrait aider de jeunes intimidés à tenir le coup, dit-il. Il est l’une des premières personnes à avoir vécu les aléas d’une vidéo virale sur le web. Celui qui est considéré comme l’un des personnages les plus importants de la culture internet livre un témoignage inpsirant. Présentement en kiosque. (Rachelle McDuff) |
| 4. This Must Be the Place This Must Be the Place commence comme un film sur un musicien déchu. Sean Penn devient Cheyenne, une star dépassée au visage magané, au rouge à lèvres qui jure, à la boucle d’oreille discordante, au cerveau qu’on devine grillé par les effets dérivés du rock. Refusant les entrevues, les offres de come-back, les retours de nos idoles, cet hybride entre Ozzy, Gene Simmons et Robert Smith tire son caddie dans les rues de Dublin, souvent seul, sans but, sans fin. Le seul vice auquel il n’a pas succombé, c’est la clope. «Parce que les enfants ont peur de fumer.» Ça s’annonce comme un film sur un musicien déchu, donc. Et puis, soudain, le père de Cheyenne meurt. En laissant derrière lui une carte pour retrouver son tortionnaire des camps de concentration. Et puis, soudain, prise 2, le film part dans une direction complètement différente. Ça déroute, ça laisse un peu perplexe, ça met totalement mal à l’aise. Et ça finit sur un plan incroyable qui donne tout son sens au périple. En DVD. (Natalia Wysocka) |
| 5. King Dave Bouillant comme un volcan, parlant avec un débit olympique, King Dave ne manque pas de sujets. De sujets dans le sens de «sujets d’histoires à raconter», s’entend. Parce que des sujets dans le sens de «gens dévoués qui feraient tout pour lui», c’est tout autre chose. Oui, le roi Dave est bien seul dans sa cour. De mauvais coup en coup foireux, il vogue, gaffe, s’enfarge et se casse la gueule sous un ciel «qui est encore là pour lui rappeler qu’il n’est pas grand-chose». Avec une force d’exécution épatante, Alexandre Goyette reprend ce solo qui lui a valu des critiques dithyrambiques il y a de cela huit ans. Un solo dans lequel violence et vide se côtoient dangereusement et où le temps gèle parfois «pendant une seconde qui en dure au moins cinq». Fait notable : Podz prépare une adaptation cinématographique de ce monologue. C’est comme qui dirait le moment idéal pour aller le voir en live. Au Prospero jusqu’au 18 mai. (Natalia Wysocka) |
| 6. La distribution de The Oranges The Oranges est arrivé au Québec directement en DVD, ce qui n’est généralement pas un excellent signe. Toutefois, on y a découvert une charmante comédie dans la plus pure tradition des films «indie», qui ne réinvente peut-être pas la roue (deux familles de voisins inséparables du New Jersey chez qui la bisbille est semée quand le père de la première famille s’éprend de la fille dans la jeune vingtaine de la seconde), mais qui peut compter sur une distribution cinq étoiles. Celle-ci est principalement constituée de vedettes du petit écran, et on prend un certain plaisir à voir réunis Dr. House, Seth Cohen de The O.C., Blair de Gossip Girl et Maeby de Arrested Development. Cette dernière (Alia Shawkat) se révèle particulièrement touchante, tout comme l’interprète de sa mère, la toujours excellente Catherine Keener.Présentement en DVD. (Jessica Émond-Ferrat) |
| 7. La biographie de Lucien Francoeur Dans un livre aux allures de carnet de route, on découvre le visage poétique, rebelle et rock de celui qu’on surnomme le «freak de Montréal», à l’effigie de la chanson électrique qui a connu un succès immédiat en 1975. Francoeur : le rockeur sanctifié de Charles Messier est destiné à ceux qui veulent se replonger dans l’esprit hippie de la Beat Generation, ou retracer la vie effrénée et remplie d’abus de ce personnage qui a marqué le Québec par sa «poésie rock» axée sur l’américanité. Au fil des pages illustrées de photos et de documents inédits, le rockeur et prof de cégep retraité fait preuve d’un courage étonnant en dévoilant les côtés plus sombres de sa vie, ce qui en fait un ouvrage aussi poignant que complet. Aux éditions VLB, présentement en librairie. (Daphnée Hacker-B.) |
MÉTRO EN ENFERLa fin de Bande à part |
