- Lundi 16 septembre
MS MR @ Café Campus
Je crois être entre deux âges. Le néant du début de la trentaine. Entre la jeunesse/folie où tu te fous de faire la fête cinq soirs par semaine, et l’âge plus raisonnable où tu vas voir un spectacle un lundi avec la bonne femme.
En ce moment, avec la vie que je mène, le lundi, je suis brûlé. Crevé raide de ma fin de semaine. Jeudi, j’ai exagéré un peu après ma partie de baseball hebdomadaire.Vendredi, je suis allé voir un show et me suis couché à 4 h. Samedi, j’ai viré fou. Et dimanche, j’ai essayé de survivre malgré le mal de tête. Fuck, sortir un lundi!
J’ai juste le goût d’écouter Canal D en mangeant mon quatre filets sauce aigre-douce. C’est pourquoi j’ai raté Flume la semaine dernière au Théâtre Telus. Les spectacles de musique électronique commencent toujours en retard, et je savais que je ne serais pas chez moi avant 1 h. Dommage, mais je vous le dis, il faut une sacrée bonne raison pour que je rate Un tueur si proche le lundi.
Et je risque fort de faire une exception cette semaine : MS MR est l’un de mes coups de cœur pop de l’année. Je vais donc me forcer. Le duo new-yorkais est à la veille d’exploser et de remplir le Métropolis les deux doigts dans le nez. Je me dis que je n’aurai pas une autre chance de les voir dans un lieu intime comme le Café Campus.
Le duo MS MR, formé de Lizzy Plapinger (MS) et de Max Hershenow (MR), a été fondé après que les deux eurent décroché leur diplôme collégial. Leurs deux premiers singles Hurricane et Fantasy, parus en 2010, ont immédiatement attiré l’attention. Deux énormes hits puissants et touchants. Le duo réussit à faire une pop langoureuse, intelligente et ultra accrocheuse. Des chansons à la fois mélancoliques et pleines d’espoir capables de rejoindre les gens âgés de 7 à 77 ans. Le groupe est souvent comparé à Florence and the Machine, mais j’oserais dire que leur côté pop-kitsch est encore plus assumé.
Leur premier album, Secondhand Rapture, paru en mai, a obtenu du succès un peu partout sur la planète, mais est un peu demeuré dans l’ombre chez nous. Ce n’est qu’une question de temps avant que l’Amérique du Nord n’embarque et découvre le groupe. En attendant, tant pis pour le quatre filets, je serai de la partie au Café Campus lundi.
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- Vendredi 13 septembre
Misteur Valaire @ Métropolis
Le groupe de Sherbrooke a sa façon bien à lui de faire les choses et, jusqu’ici, on peut dire que ça lui réussit très bien. Les cinq multi-instrumentistes et amis viennent tout juste de lancer leur quatrième album, intitulé Bellevue, sur lequel on retrouve aussi Jamie Lidell ainsi que Heems, du groupe Das Racist. Alors que les disques précédents étaient conçus et pensés en fonction de leur performance live, celui-ci a été approché de manière plus traditionnelle, en prenant le temps qu’il faut pour composer en studio. La musique électronique de Misteur Valaire a toujours réussi à rassembler les foules et ça ne semble pas s’essouffler. Les revoici au Métropolis, juste avant d’entamer une tournée qui les mènera en France, en Suisse et en Allemagne. Les gars travaillent très fort, et leur succès n’est pas volé.
59, rue Sainte-Catherine Est
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