Dimanche soir, nous trouverons réponse à plusieurs questions qui nous taraudent l’esprit depuis très longtemps, comme : «Qui, de Karine, Carolanne et Vanessa, devra quitter Sainte-Adèle?»
Histoire de se changer les idées (et surtout, de bousculer l’ordre établi), parlons d’un autre type d’Académie pour une fois : celle des arts et des sciences du cinéma. Car, dans deux jours, le gratin hollywoodien se réunira au Kodak Theater de Los Angeles pour célébrer la crème du septième art. Des festivités mieux connues sous un seul et même nom : les Oscars.
Même si la course au Meilleur film semble terminée (depuis les Golden Globes, Slumdog Millionaire balaie tout sur son passage), la chic soirée soulève son lot d’interrogations. Des exemples? En voici.
Hugh Jackman fait un bon Wolverine, mais fera-t-il un bon maître de cérémonie? Qui sera le premier lauréat à inclure Dieu dans son discours de remerciement? Combien de temps durera le gala? Angelina Jolie sera-t-elle élégante dans la défaite (à lui seul, le regard foudroyant que Mme Pitt a lancé à Anne Hathaway après son gain aux Critics Choice Awards valait le détour)? Qui s’écroulera en larmes? Et, surtout, qui portera la robe la plus hideuse?
Les fans de statistiques auront également de quoi se mettre sous la dent, à commencer par la performance du meneur au chapitre des mises en nomination, The Curious Case of Benjamin Button. Malgré ses 13 mentions, le long métrage de David Fincher ne fait pas figure de favori, loin de là. Pire encore, il risque de subir le même sort que Dreamgirls en 2007. Citée à 8 reprises, la comédie musicale était repartie avec une maigre récolte de deux trophées.
Côté interprétation dans un rôle principal, tant chez les hommes que chez les femmes, ça se passe entre deux grosses pointures. Fort de son triomphe à la Screen Actors Guild et à la Broadcast Film Critics Association, Sean Penn (Milk) a engagé un bras de fer avec Mickey Rourke qui, après avoir passé les 15 dernières années dans l’ombre, effectue son retour dans les ligues majeures grâce à The Wrestler. Ses victoires aux Golden Globes et aux BAFTA lui ont redonné ses lettres de noblesse.
Meryl Streep et Kate Winslet se livrent quant à elles une guerre de chiffres. La première brille grâce à son interprétation d’une directrice d’école sévère dans Doubt. La comédienne la plus citée de l’histoire des Oscars (15) espère de nouveau se trouver sous le feu des projecteurs, un quart de siècle après sa dernière consécration. Pour y arriver, elle devra coiffer au fil d’arrivée Kate Winslet, dont la dernière prestation a été louangée par la critique et l’industrie (les prix BAFTA, Golden Globe et SAG). Finaliste malheureuse à cinq reprises, la Britannique espère que sa troublante performance dans The Reader lui permettra de conjurer le mauvais sort, car s’il y a un club dont Winslet ne veut pas faire partie, c’est bien celui de Deborah Kerr et de Thelma Ritter, les deux seules actrices ayant une fiche de 0 en 6 aux Oscars.