À l’ère de la télé à la carte et de la démultiplication infinie des choix sans même sortir de ses pantoufles chaudes, assumez-vous tout ce qui capte votre attention dans votre téléviseur?
Parce qu’assumer sa télé, comme nous allons le découvrir au fil des semaines, est un exercice parfois laborieux. Combien de fois avez-vous utilisé la parade «ça vient avec mon forfait de base» quand un proche relève une chaîne suspecte de votre grille horaire personnalisée?
Avec la spécialisation de l’offre télévisuelle et les chaînes dédiées à des niches de plus en plus étroites, nos habitudes de consommation s’étalent dès que les doigts dansent sur notre télécommande. Les vices cachés, jadis au loin dans nos tiroirs de commodes, se pavanent fièrement dans nos enregistreurs numériques.
Une révolution honteuse pour les timides ou une affirmation très attendue pour les plus enthousiastes qui attendaient ce retour en force de la boîte à images dans notre quotidien culturel.
La télévision n’est plus un fourre-tout désolant ou un parent pauvre du septième art. Loin du compte même. Les créateurs de talents ont migré vers nos salons avec l’aide et se sont rapprochés du téléspectateur à l’autre bout de l’offre. Avec un spectre de mieux en mieux défini, le contenu s’affûte à la demande et la télé, autrefois un meuble au centre d’une pièce, est désormais une fenêtre sur le monde sans restriction ou presque.
Fenêtre malléable selon nos humeurs et nos envies.
L’action de s’asseoir devant la télé n’est plus passive, elle sollicite nos instincts et nos envies. Des prises de décisions sont requises avec l’abondance de choix et s’assumer, par la force des choses, devient une libération.
Messieurs, ne camoufler plus Canal Vie dans votre grille horaire et soyez rassurés, vous n’êtes pas les seuls à vous perdre des heures devant l’offre culinaire de Zeste, par exemple.
Mesdames, n’ayez crainte, la barrière des genres n’existe plus dans vos salons et le hockey peut côtoyer sans gêne le magasinage de robes de mariée extravagantes.
La seule limite c’est la honte. Je vous invite à la laisser à la porte.
Bienvenue dans La boîte à images, une nouvelle proposition qui aime, sincèrement, la télévision.
