Culture

Une autre tournée de P!nk, svp!

Neuf mois après avoir fait craquer Montréal avec son spectacle de la tournée The Truth About Love, P!nk a remis ça mardi soir dans la métropole. Alors, une fois la surprise passée, le show, il donne quoi? Eh bien, il rocke toujours autant.

Il y a de ces spectacles qu’on pourrait voir un nombre incalculable de fois en y prenant toujours plaisir. Puis, il y a ceux qui, une fois l’effet de nouveauté estompé, nous font dire : «mmm… ouain». La prestation de P!nk en mars dernier ayant fait partie de nos concerts marquants de l’année, on se demandait si sa seconde performance aurait un impact aussi fort. Et puis, on voulait savoir si c’est possible pour une pop star de soutenir le rythme d’une tournée aussi physique.

Eh bien oui. En deux secondes, l’ambiance était là. On a retrouvé le maître de cérémonie grivois, la scéno vintage éclatée, les accessoires kitch juste ce qu’il faut… et puis la chanteuse américaine aussi souriante, sincère et solide que l’autre fois.

S’ouvrant en musique de manière explosive – une fois l’introduction humoristique terminée – avec Raise Your Glass, le concert a démarré en lion pour se maintenir à un niveau supérieur, bien supérieur à la moyenne.

Alors que plusieurs opteraient pour le playback, P!nk continue de chanter live, même si elle tournicote dans les airs et exécute des acrobaties démentielles. Comme elle se fait accompagner de brillantes choristes qui assurent, elle parvient, même dans les moments où elle est suspendue au plafond la tête à l’envers, à signer des interprétations qui gagnent en vérité ce qu’elles perdent parfois en perfection.

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Mais, de toute façon, P!nk adore les IMperfections, qui rendent les gens F**kin’ Perfect, comme elle le chante. Être complètement à côté de la track, boire un Jack de trop, sacrer un peu, ne pas se rappeler le prénom du type qu’on a ramené à la maison («Steve?» «Ste-VEN!»)…? Rien de bien réprimandable dans son univers, au contraire. C’est beeeeen correct. Dans ses chansons comme dans son show, elle fait du reste plusieurs clins d’œil à ces faux pas sociaux, se moquant entre autres d’elle-même: «Moi aussi, je peux avoir de la classe! Pendant, genre, trois minutes.»

La pop star braque également les projecteurs sur ceux qui sont un peu à côté de leurs baskets, leur envoyant une grosse bouffée d’amour, comme hier soir au Centre Bell : «Où sont les bons danseurs dans la salle? Reposez-vous. Moi je veux voir les autres! Ceux qui dansent tout croche! Je veux voir les pires mouvements de danse que j’ai vus de ma vie!» Et soudain, comme par magie, tout le monde se sent mieux. Et un peu moins con.

Du côté de la playlist (sauf erreur, identique à la dernière fois), elle défile les succès : Are We All We Are, Just Like A Pill, U + Ur Hand… Sinon, on a beau l’avoir entendu près de 398 fois et demi, Just Give Me a Reason, le duo avec Nate Ruess de fun., quintessence d’une chanson pop parfaite, fait toujours un effet aussi monstre. Et puis, voir Nate dans un écran en coeur, qui chante ses : «Oh! Oh!», ça fait toujours plaisir.

Au moment de mettre sous presse, P!nk venait de replonger dans le passé avec Most Girls. Alors, de retour dans neuf mois?

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