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Cette semaine, on craque pour: Inequality For All, Casse-Noisette, le 3e disque du lait…

Cette semaine, on craque pour… Inequality For All, Casse-Noisette, Nelson Mandela – Une vie en mots et en images, Ta douleur, La vie cowboy de Cali, le 3e disque du lait et le Projet Art Loop.

1. Inequality For All
Le documentaire social de Jacob Kornbluth analyse l’écart grandissant des salaires aux États-Unis et dénonce le système financier d’aujourd’hui obnubilé par le profit. Sujet fastidieux direz-vous… Pourtant, Inequality For All, par ailleurs bien dosé entre des graphiques visuellement digestes et des témoignages d’une classe moyenne qui cumule les jobs, possède un atout majeur : Robert Reich, son «personnage principal». On suit le charismatique homme de 4 pi 10 po – ex-ministre du Travail sous Bill Clinton – dans sa Mini Cooper, à l’Université Berkeley où il donne un cours inspirant et ludique, ou à la rencontre de la classe moyenne. À l’instar des documentaires de Michael Moore, Inequality For All, s’il ne couvre pas toute la problématique, donne des points de réflexion pertinents tout en offrant un bon divertissement. (Baptiste Barbe)

2. Casse-Noisette
Il y a de ces traditions dont on ne se lasse pas. Le Casse-Noisette de Fernand Nault fête cette année ses 50 ans – c’est donc dire que, pour nous, le ballet a toujours existé. Mais peu importe le nombre de fois qu’on l’a vu, on a envie chaque année de retourner entendre les airs de Tchaïkovski et de revoir la Fée Dragée, le Casse-Noisette et le Roi Bonbon prendre vie sous les yeux émerveillés de Clara – et les nôtres! Encore une fois cette année, pour ce 50e anniversaire, les Grands Ballets canadiens nous offrent une version splendide de ce classique de Noël à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts jusqu’au 30 décembre. Rien de mieux, pour se plonger une fois de plus dans l’esprit des Fêtes, que ce festin de couleurs et de mélodies indémodables. (Jessica Émond-Ferrat)

3. Nelson Mandella – Une vie en mots et en images
Dans la catégorie des beaux livres à mettre sous le sapin, cet ouvrage occupe une place de choix. Courts textes biographiques, photos, affiches, documents d’archives… on feuillette les pages sans interruption, pour (re)découvrir le parcours de Nelson Mandela, son engagement politique, ses 27 ans de prison, son élection historique à la présidence de l’Afrique du Sud et sa volonté de réconcilier un pays déchiré par les années d’apartheid. Une vie en mots et en images laisse une grande place aux citations d’un des modèles les plus inspirants du XXe siècle, extraites notamment de lettres écrites depuis sa cellule et de discours politiques. Des citations souvent mises en valeur sur une page blanche, comme des pauses de réflexion. (Baptiste Barbe)

4. Ta douleur
On aime souvent mieux les spectacles qui donnent dans à la joie, mais parfois il est bon de parler de la douleur, un mal universel qui se manifeste de différentes façons dans nos vies. C’est justement ce que fait avec brio le duo d’acteurs Anne Le Beau et Francis Ducharme, dans la création intitulée Ta douleur, présentée sur la scène du Quat’Sous jusqu’à samedi. Cette production de la troupe Sibyllines, mise en scène par Brigitte Haentjens, n’est ni du théâtre ni de la danse, mais un peu de tout à la fois. Elle se décline en plusieurs tableaux courts qui remplissent l’heure de façon très rythmée. Les deux interprètes, très convaincants, nous montrent d’une façon à la fois drôle, troublante et sexuée tous les visages de la douleur… celle de la rupture, de la solitude, de la maladie et de la mort. C’est efficace, c’est explosif, c’est à voir. (Daphnée Hacker-B.)

5. La vie cowboy de Cali
Si vous êtes encore déçu d’avoir raté les derniers passages de Cali aux Francofolies – ou si vous étiez là et avez passé une soirée mémorable – alors vous serez ravi d’apprendre que sa tournée piano avec Steve Nieve et sa tournée électrique Vernet les Bains, sont désormais immortalisées sur un CD triple, rien de moins. On passe d’un extrême à l’autre en l’espace d’un disque et, bien qu’on ait un faible pour la version au piano (et pour la jolie intro instrumentale de Steve Nieve), force est d’admettre que l’énergie du chanteur français se transmet aussi bien sur enregistrement que sur scène quand vient le temps de se faire électrique. On aime particulièrement les plus vieux succès du sympathique artiste, revisités selon le style du spectacle qu’on est en train d’écouter. Un incontournable pour les fans! Présentement en magasin. (Jessica Émond-Ferrat)

6. Le 3e disque du lait
Yé! Un 3e album du lait! Comment ne pas apprécier un disque qui contient des classiques aussi savoureux? On y retrouve, entre autres, la magnifique Frédéric de Claude Léveillée, la romantique Une chance qu’on s’a de Jean-Pierre Ferland, la sympathique La vie en rose de Gilles Valiquette, et même deux titres anglophones, soit Stand by Me (Ben E. King) et Smile (Nat King Cole). Ce genre de compilation est réconfortant. Parfait l’hiver pour s’installer dans un divan, avec une couverture en polar et boire un chocolat chaud (au lait!) Même si on trouve ça facile pour une boîte de production d’opter pour des albums de reprises ou des compilations, on lui pardonne, car c’est pour une bonne cause : les profits seront versés aux Banques alimentaires du Québec qui approvisionnent plus de 1 064 organismes communautaires. Un album parfait pour se réchauffer durant un temps de l’année frigorifiant. (Rachelle Mc Duff)

7. Le Projet Art Loop
Le Projet Art Loop a vraiment un petit côté rafraîchissant. D’abord pour le concept. Il s’agit d’une chaîne créative, où les deux instigateurs du projet parcourent en 10 semaines 10 pays, vont rencontrer et filmer 10 artistes qui doivent chacun produire une œuvre répondant à celle de l’artiste précédent. Si vous trouvez ça un peu obscur comme explication, essayez d’imaginer une sorte de jeu du téléphone arabe à vocation artistique! Le résultat final sera présenté sous forme d’exposition à Montréal en 2014. L’autre côté intéressant du projet, c’est que les deux Montréalais qui l’ont mis sur pied, Noémie Letu et Yasser Fadili, sont arrivés à boucler leur budget en amassant 4900 $ sur Indiegogo, un site internet de collectes de fonds. Quand on est un dinosaure de la technologie, ça impressionne forcément un peu! (Mathias Marchal)

On se désole pour…

Les vilains qui rient de Paris
Paris Hilton ne mérite pas forcément une grosse bouffée d’amour, de compassion et de câlins-câlins. Après tout, la blonde héritière, très blonde en effet, a systématiquement démoli tous les pauvres candidats qui se sont risqués à participer à son émission (où elle se cherchait théoriquement un «ami», ha!). Depuis, elle passe son temps à véhiculer des valeurs assez moches merci, ne brillant ni par son grand coeur ni par son sens de la répartie, et se montrant souvent absolument insupportable (restons polis). N’empêche. Envoyer un faux message sur Twitter en son nom, disant «I have a dream» au moment du décès de Mandela, c’était quand même un peu cruel. En remettre une couche en faisant survoler les lieux de l’accident de Paul Walker par un avion traînant une banderole extravagante indiquant «Rest in Peace – signé Paris Hilton» , c’était carrément méchant et insensible. Allez, il faut arrêter maintenant. La starlette n’a pas besoin d’aide pour se caler; elle y arrive déjà assez bien toute seule, non? (Natalia Wysocka)

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