Cette semaine, on craque pour… Les cheveux dans American Hustle, les acteurs de Mandela, Neil Young Live at The Cellar Door, la télé en décembre, le nouveau Thorgal, Robert De Niro en mafioso et La brigade juive.
Si vous avez visionné la bande-annonce du film American Hustle, qui sort en salle aujourd’hui, vous avez fort probablement remarqué les sublimes arrangements capillaires des acteurs. Les frisous de Bradley Cooper pourraient rendre jaloux n’importe quel mouton. La scène où il apparaît avec des petits rouleaux roses est délectable. Mention spéciale à Christian Bale, qui est méconnaissable avec sa couette peignée de façon à recouvrir sa calvitie (aussi appelée comb over). Il ne faut pas oublier le toupet Elvis de Jeremy Renner, qui peut probablement abriter un écureuil, et les cheveux crêpés au spray net de Jennifer Lawrence, qui peuvent prendre en feu à la moindre étincelle. (Rachelle Mc Duff)
S’il y a un argument qui résiste aux critiques de Mandela: Long Walk to Freedom, c’est bien le jeu d’interprétation d’Idris Elba (Nelson Mandela) et de Naomie Harris (Winnie Mandela). Vigueur, gestuelle, intonations, accents… les deux acteurs britanniques sont époustouflants. Le biopic retrace, avec des sauts dans le temps, la vie du héros Mandela, son combat en tant que jeune avocat à la défense des Noirs, son renoncement à la non-violence, ses 27 ans de prison et son ascension à la présidence sud-africaine. Un bon moment de ciné malgré plusieurs imperfections, comme le manque de contextualisation et d’approfondissement des relations entre les personnages. (Baptiste Barbe)
Même s’il n’a pas été chiche de matériel inédit dans les dernières années, Neil Young lance encore un nouveau-vieux disque que tout fidèle voudra et devra impérativement ajouter à sa collection. Sur Live at the Cellar Door, un concert d’une rare qualité sonore enregistré à ce feu club de Washington en 1970, le musicien canadien se révèle épuré et sensible dans sa livraison, relativement bavard et blagueur dans ses interventions. Se produisant en solo, le grand Neil alterne entre guitare sèche et piano, martelant Expecting to Fly et Cinnamon Girl sur son Steinway «de 9 pieds». «C’est la première fois que je l’ai jouée au piano, celle-là», avoue-t-il au sujet de La fille de cannelle. Notons par ailleurs que la playlist est composée de morceaux qui sont tous devenus des classiques. En début d’épopée, par exemple, Young lance de sa voix toute jeune : «Cette prochaine toune [oui, il dit tune] est tirée de mon nouvel album.» Puis il livre sa «new tune» en question, la désormais immortelle Only Love Can Break Your Heart. Un p’tit morceau d’histoire. (Natalia Wysocka)
Bien sûr, il y a Ciné-cadeau. Les 12 travaux d’Astérix est autant synonyme des Fêtes au Québec que la tourtière ou les jokes de dentier d’un mononcle chaud. On trouve aussi d’autres favoris – John McClane, qui marche pieds nus sur de la vitre cassée, Sylvester Stallone qui vainc le communisme dans Rocky IV, les Mogwai (si vous ne leur donnez pas d’eau ni de nourriture après minuit… sérieusement ne faites pas ça, vous allez mourir dans d’atroces souffrances), les 25 000 adaptations différentes de A Christmas Carol. Bref, du gros bonbon. (Mathieu Horth-Gagné)
Après deux ans d’attente, le 34e et tout récent tome de la série Thorgal (Le Lombard) est arrivé dans les librairies. Depuis Moi, Jolan (30e tome), le valeureux Viking se faisait plus rare dans les albums de la série au profit de son fils Jolan. Kah-Aniel marque le début d’une nouvelle épopée prometteuse. Thorgal est maintenant à la poursuite des magiciens rouges qui ont enlevé son fils cadet Aniel, censé être la réincarnation de leur grand maître. Ce nouveau chapitre dans la vie de l’enfant des étoiles est captivant et la fin de la BD laisse le lecteur dans un état de trépignement insupportable! S’il vous plaît, messieurs Rosinski et Sente, on ne veut pas attendre deux ans pour lire la suite! (Rachelle Mc Duff)
Présentement en DVD, The Family, l’adaptation au grand écran du jouissif roman Malavita de Tonino Benacquista est à moitié satisfaisante, l’écriture précise et colorée de l’auteur manquant à l’ensemble et l’aspect caricatural des personnages étant poussé à l’extrême. Néanmoins, dans le rôle principal de l’ancien mafioso réfugié en France, Robert De Niro est tout simplement parfait. Comme le rôle l’exige, le comédien s’amuse visiblement et cabotine juste ce qu’il faut; et il faut bien l’admettre, les rôles de mafioso lui vont toujours comme un gant. Mention spéciale au clin d’œil bien placé à Goodfellas… (Jessica Émond-Ferrat)
Dans ce premier volet d’une trilogie, le bédéiste Marvano nous fait découvrir une des unités les moins connues de l’armée britannique, la brigade juive. Ce groupe militaire formé de juifs s’occupait de tuer les leaders nazis. C’est à travers les aventures de deux soldats, Leslie et Ari, qu’on plonge en Pologne, en 1945, alors que se dessine un tournant de l’Histoire qui aboutira à la création d’Israël sur les terres palestiniennes. Les dessins accompagnent très bien le récit, qui est passionnant. (Daphnée Hacker-B.)
On se désole pour…
Au cinquième rang de la couverture médiatique québécoise selon le récent bilan d’Influence communication – devant les nouvelles économiques –, l’intérêt des Québécois pour la cuisine en fait sourciller quelques-uns. Loin d’adhérer aux volets «pipole» et bébelles de la chose, on se disait quand même : «Ça suffit le mépris!» La cuisine, avec l’alimentation et l’agriculture, sont des sujets interreliés tellement importants sur les plans social et économique! Mais le bilan d’Influence nous dit aussi qu’on n’a jamais autant vendu de surgelés dans les épiceries et que la cuisine est passée à la fonction «divertissement»; qu’elle est devenue pornographie. On est déçus. Un peu de pratique, gang, au lieu de juste zyeuter et de baver seul dans son coin? (Andréanne Chevalier)
