Toute bonne chose à une fin, c’est indéniable.
C’est ce soir que l’on devra, avec regrets, tirer un trait sur la première (et seule?) saison de la surprise de l’hiver: Série noire.
N’étant pas à la base le plus grand sympathisant du précédent projet de l’équipe, la presque canonique série Les invincibles, j’amorçais Série noire au début de la saison avec une certaine réserve.
Réserve qui s’est estompée approximativement au milieu du deuxième épisode. Épisode après lequel j’étais conquis et complètement à bord d’un train sans escale d’une des séries les plus inventives de notre télévision récente.
Tournée l’hiver avec beaucoup de scènes extérieures, une rareté dans notre province qui est surtout hiver, la série n’emprunte pas les avenues plus convenues généralement réservées à nos fictions. Les personnages sont difficiles à aimer, mais le dévoilement du récit transporte la série de façon magistrale.
L’association aux protagonistes est accessoire – et ça fait du bien.
La série ne s’est malheureusement pas démarquée auprès du grand public, ralliant moins de 600 000 téléspectateurs chaque semaine. Le genre de chiffres qui pourrait rendre un diffuseur frileux à l’idée de renouveler l’expérience.
On nous promet pour la finale de ce soir une conclusion logique à l’intrigue de la saison ainsi que la fermeture de la plupart des tiroirs encore ouverts, tout en se gardant une porte ouverte pour la suite des choses.
Tout ce que l’on peut souhaiter, c’est un gros pointage au niveau de la cote d’écoute afin de clore la saison en beauté et d’ajouter des munitions vers un éventuel retour. Espérons, à plus petite échelle, l’effet Breaking Bad qui a complètement explosé au compteur lors des derniers épisodes de la série, bien après le rattrapage de l’Amérique grâce à Netflix.
Serez-vous devant votre télé à 21h ce soir?
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BONUS : Pour vous mettre dans l’esprit.
