Lendemain de campagne et de soirée électorale, la gueule de bois est palpable sur le visage de plusieurs.
Je n’ai pas de solution miracle, mais j’ai peut-être un petit baume à vous proposer: la nouveauté du côté de HBO, Sillicon Valley.
Prenant la case du dimanche soir à la place de Girls, Sillicon Valley est la dernière création de l’une des figures phares de mes années formatrices: Mike Judge, l’adulescent derrière Beavis and Butthead et, surtout, Office Space.
Judge a la facheuse habitude de nous servir plusieurs plats tièdes entre chacun de ses bons coups, sauf qu’après le premier épisode de son petit dernier, me voilà déjà conquis.
On plonge dans l’univers socialement étrange de Sillicon Valley, un genre de jardin d’Eden pour les nouvelles technologies. Critique à peine voilée des Google et Apple de ce monde, la parodie de Judge s’installe très rapidement grâce à une excellente distribution et une familiarité dans le discours que les habitués de son travail apprécieront. Les nostalgiques y retrouveront Martin Starr avec un rôle plus étoffé, enfin, lui qui est trop souvent dans l’ombre de ses amis du temps de Freaks and Geeks, berceau de la famille étendue de Judd Apatow.
Cette nouveauté nous permettra d’oublier à tout jamais l’infopub pour Google qu’était l’imbuvable film The Internship, sorti en 2013.
En très bref, Sillicon Valley c’est un peu une version actualisée d’Office Space, sauf que le bureau est substitué par une compagnie «start-up» en nouvelle technologie et les travailleurs sont encore plus étranges qu’à l’époque.
Ça vaut le détour.
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BONUS : HBO offre le premier épisode en ligne, allez-y de ce pas.
