Improvisation mixte ayant pour thème : Kevin Parent joue avec l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM). Où le journaliste ne connaît rien des styles de musique joués ce soir. L’article devra être écrit à la façon de Claude Gingras, le rugueux journaliste spécialisé en musique classique à La Presse. Hommage.
Maison symphonique, mardi 22 septembre 19h50. On est arrivé un peu d’avance pour pouvoir évaluer l’édifice de 259M$ qu’on n’avait jamais eu l’occasion d’admirer depuis son inauguration, il y a 4 ans. Le temple destiné à la stimulation auditive du 1% est en effet surtout accessible au 99% (qui a pourtant financé sa construction) pendant les concerts OSM Pop.
L’orgie architecturale à dominante boisée est pour le moins inspirante. Il manquait par contre 12% de mousse dans le siège numéro N19 au niveau des lombaires. Les administrateurs auraient aussi intérêt à faire diminuer l’intensité des ampoules des bécosses d’une dizaine de watts afin de faciliter le travail des intestins dans plus d’intimité.
Passons au plat de résistance, le concert lui-même. Revisiter son répertoire à la sauce classique comme l’a fait le chanteur Kevin Parent mardi, est une arme à double tranchant. L’artiste se livre en effet sans artifice scénique.
Or, quand la puissance vocale n’est pas proportionnelle au charisme, il arrive alors qu’on se fasse voler la vedette par son compère de scène d’un soir, Jim Cuddy, qui a beaucoup plus de voix ou même par le chef d’orchestre Simon Leclerc, celui qui est censé vous mettre en valeur avec les quelque 80 musiciens du grand orchestre.
Mentions spéciales pour le titre Five Days de Jim Cuddy, armé de sa guitare (l’électrique et le symphonique peuvent faire bon ménage), ainsi que pour la chanson Tom Welch de Kevin Parent. Ce dernier est plus spectaculaire quand il pousse sa voix que quand il se cantonne à un style parfois proche du SLAM.
Au plaisir de te croiser un jour Claude!
