Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Les Revenants, Lakes of Canada, Michel Louvain et Les cowboys fringants.
| Bon trip Les Revenants Épouvantails Note: |
Malgré son titre, Épouvantails, l’album du quatuor montréalais Les Revenants n’est pas un disque d’Halloween. Ce groupe marie plutôt les sonorités psychédéliques des années 1970 avec une instrumentation et des formes issues du country. Cela rappelle les groupes québécois qui pratiquaient le «retour aux sources» dans les années 1970. Des pièces instrumentales plus longues et presque cinématographiques (pensons Morricone) créent un bel équilibre avec les pièces chantées, plus courtes. Durant l’écoute, on se voit déjà sur la route, partant à l’aventure, l’esprit insouciant.
– Dominique Cabron-Goulet
| Opéra rock Lakes of Canada Transgressions Note: |
L’histoire derrière est tragique : en mettant en ordre la maison de sa mère assassinée, le leader du groupe montréalais Lakes of Canada, Jake Smith, avait trouvé une copie du roman dystopique The Handmaid’s Tale, de Margaret Atwood, ce qui lui a inspiré un album-concept basé sur le livre. Le résultat, Transgressions, tient de l’opéra rock et passe du gospel au rock aux accents progressifs. L’émotion est évidemment fort présente, comme un cri du cœur, mais sans que l’ensemble soit trop lourd, bien au contraire.
– Jessica Émond-Ferrat
| Réservé aux fans Michel Louvain Gentleman Crooner Note: |
À l’aube de ses 60 ans de carrière, le distingué Michel Louvain offre un cadeau à ses fans: il revisite des ballades classiques de crooner. Un album qui va ravir les fans de ce chanteur de charme adoré de nos matantes. Bien que l’album soit d’une grande qualité, on doute que le Québécois gagne de nouveaux fidèles. C’est un peu trop kitsch pour les jeunes. Le chanteur propose un second cadeau à ses admirateurs: deux chansons inédites, soit La mémoire du cœur (écrite par Daniel Piché et Nelson Mainville) et L’un sans l’autre (offerte par Daniel Bélanger).
– Rachelle Mc Duff
| Fâchés noirs Les cowboys fringants Octobre Note: |
Révolution aux lèvres, les Cowboys Fringants reviennent pourfendre l’injustice et l’apathie sociale sur leur plus récent – et neuvième! – album. Mais avec des sabots tellement gros qu’ils piétinent tout, même leur crédibilité. La collectivité québécoise, des «vers de terre» et des «chevreuils aveuglés», ah oui? Faire rimer «pesticide» avec «génocide», vraiment? À force de ne s’enfarger dans aucune nuance, l’ensemble frôle la caricature. Les Cowboys Fringants disent opérer un retour aux sources; une bien jolie manière de dire qu’ils tournent en rond, selon nous.
– Sébastien Tanguay
