Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Coyote Bill, Neil Young and Crazy Horse, Music Is Not Fun, Micoe, Les 8 Babins et Pat Brosseau.
| Immersif Coyote Bill Éponyme (4/5) |
Le premier album du collectif montréalais Coyote Bill est plein de qualités, mais son plus grand exploit est de nous avoir réconcilié autant avec la musique instrumentale qu’avec les cuivres. Impossible de ne pas être séduit par ces 11 pièces totalement immersives, où le jazz et le funk sont rois. Toutefois, Coyote Bill n’est pas que guitare, batterie et saxophone. De grands noms, dont Gilles Vigneault, Jean Leclerc et Marcel Sabourin, ont signé les quelques courts textes présents sur l’album. Le groupe sera en concert le 5 juillet au Festival de Jazz.
– Mathieu Horth Gagné
| Le Dieu Neil Neil Young and Crazy Horse Americana (3,5/5) |
Sur cette relique de disque, le parrain du grunge nous prouve, une fois de plus, que personne ne le détrônera de sitôt. Avec ses comparses de Crazy Horse, le guitariste/trésor national reprend des classiques de l’Americana en y ajoutant la touche Neil + Cheval Fou qui semblait y manquer depuis toujours. Couches de guitares multiples, voix éraillée inimitable… voilà un album qui s’écoute la larme à l’oeil, bien que les textes évoquent souvent des chansons enfantines. Reste que transformer Clementine ou Oh Susannah de pareille façon, c’est un boulot dont seul Young est capable. Chapeau bas.
– Natalia Wysocka
| Britpop française Music Is Not Fun Nuit et Jour (3,5/5) |
Music Is Not Fun, ce sont trois Lyonnais qui chantent comme des British des textes pleins de filles, de bars et de drinks, sur une pop hyper accrocheuse. Et ce n’est pas qu’on veut les contredire, les gars, mais leur musique, it’s tellement le fun! La pièce d’ouverture, Nuit et Jour, rappelle le Get it On de T-Rex, et au cours du disque on pense parfois «Libertines». On tripe aussi sur la «beatlesque» Nuits Sales avec ses paroles à «Scandale!» Certes, on pourrait reprocher deux, trois chansons de trop à cet album, mais sinon, ça s’écoute tout seul. La bande sera aux Francos, dehors, les 11 et 12 juin.
– Natalia Wysocka
| Ça s’en vient Micoe À retardement (3/5) |
Lorsque la première pièce de l’album de la nouvelle venue Micoe se fait entendre, on remarque en premier lieu la voix riche de l’auteure-compositrice-interprète, de même que les arrangements de qualité signés Éric Goulet – qui a apposé sa griffe à bien d’autres projets cette année! Techniquement, on n’a rien à reprocher à ce premier effort, si ce n’est qu’il ne se distingue pas assez de celui de la masse des chanteuses de cette génération et n’offre pas de pièce se distinguant particulièrement des autres. Mais vu la qualité, on ne doute pas que son style saura se préciser d’ici le prochain opus.
– Jessica Émond-Ferrat
| Formule payante Les 8 Babins Recette maison (3/5) |
Avec une recette très personnelle, les 8 Babins (qui ne sont que 6 si on se fie à la photo de l’album) sautent les 16 pieds dans un reggae endiablé aux accents de blues. Le groupe a concocté un premier album où l’humour est bien dosé dans toutes les pièces, à l’exception notable de l’introduction qui en fait beaucoup trop. Pas grave, on oublie ce prélude au moment où le chanteur entonne la première «vraie» chanson. Plus il se plaint d’être tanné de tout (morceau ‘Sti qu’j’tanné), plus on se délecte de sa voix de crooner éraillée. À servir très frais.
– Maxence Knepper
| Ballon d’essai Pat Brosseau Devenir quelqu’un (2,5/5) |
Pour son premier album solo, Pat Brosseau semble tenter de faire valoir l’étendue de son registre, sans privilégier un style particulier. Ce qui donne un album sans continuité sonore ou artistique. Dommage, car il y aurait de belles choses à développer du côté folk humoristique (Motel Brosseau, Las Vegas Self Parking). Son jupon de chanteur du groupe country et humoristique Les Frères Sénéchal dépasse, et c’est tant mieux! Les ballades seyent moins à celui qui est aussi acteur et cuisinier. Belle idée d’ailleurs que de produire des capsules web culinaires au son de ses chansons.
– Benoîte Labrosse
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt