Culture

Zik.ca: de la musique en continu

Sur zik.ca, lancé hier par Groupe Archambault, 12 millions de chansons seront disponible en streaming, pour quiconque contractera un abonnement mensuel. Le modèle fera-t-il des adeptes? «Quand on regarde l’évolution  de la situation depuis l’an 2000, on remarque que les gens ont renversé la vapeur dans l’industrie musicale, avance d’emblée Pierre Marchand, le président d’Archambault Musique. Quand les CD sont arrivés, on n’a pas laissé le choix aux consommateurs. On leur a dit : “Si tu aimes une chanson, tu dois acheter l’album au complet.” Les consommateurs sont ainsi, en quelque sorte, devenus les esclaves de tout ça. Le numérique a ouvert une nouvelle voie, il leur a permis d’acheter des chansons à la pièce.»

Selon le président d’Archambault Musique, le streaming «remet en question le modèle d’affaires traditionnel». «Ça nous permet d’accéder à la musique sans jamais en être propriétaire. C’est comme entrer dans un magasin de bonbons et pouvoir manger tout ce qu’on veut parce qu’on a payé le prix d’entrée!» blague-t-il. L’abonnement sera ainsi disponible au coût de 9,99 $ par mois pour PC ou MAC et au coût de 14,99 $ pour les plateformes mobiles. «La personne aura alors le droit d’utiliser le service sur trois plateformes mobiles, par exemple, son iPad, son iPhone et son Mac. Quand elle fera une action, tout se synchronisera en même temps, explique Pierre Marchand. Ça permettra aux utilisateurs de faire des découvertes. Et pour les gens plus vieux, ça va également répondre à un besoin nostalgique de collectionner.»

Pierre Marchand ne s’en cache pas : avec zik.ca, il voit grand. «Quand on est américain ou européen, on veut conquérir le monde. Nous, on veut conquérir le Québec et le Canada.» Il souligne également que «la promotion de la culture québécoise occupera une grande place dans ce projet.» Le site regroupera-t-il exclusivement des artistes d’ici? «Non, non! Katy Perry, Lady Gaga, One Direction… ils seront tous là. C’est un service québécois et canadien qui a une volonté de promouvoir notre culture, mais qui n’est pas limité à du contenu québécois ou canadien.» Mais un tel projet ne risque-t-il pas de nuire à l’industrie du disque, déjà en chute libre? «Au contraire. C’est quand tu donnes la musique que ça tue l’industrie. Quand tu payes les ayants droit, ça aide à diminuer le piratage.» Affaire à suivre.

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