Spécial Bonheur

Leçon de bonheur (avec M. Bonheur)

Leçon de bonheur (avec M. Bonheur)
Photo: collaboration spéciale

À l’occasion de son spécial Bonheur paru le 18 juin, Métro avait lancé un concours visant à souligner l’investissement d’une personne qui sème le bonheur dans son entourage ou dans sa communauté. Métro vous présente aujourd’hui (l’heureux) gagnant: Monsieur Bonheur ou Martin Fortin.

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Faire la leçon, très peu pour Martin. Ce qu’il fait, c’est motiver son prochain en partageant son histoire. Celle d’un long parcours où, après avoir frôlé la mort, il a dû tout réapprendre.

Manger, marcher, écrire, se tenir droit: Martin a passé plusieurs années à renforcer ses muscles pour pouvoir accomplir ces gestes du quotidien. Ce qui le rend aujourd’hui fier par-dessus tout, c’est de pouvoir se présenter aux gens comme conférencier. «Je me suis toujours dit que je ne resterais pas chez nous, inerte, à rien faire», raconte-t-il.

Un accident de voiture, survenu en février 2000 alors qu’il avait 16 ans, a causé un important traumatisme cérébral à Martin, qui était passager, le plongeant dans le coma durant un mois et demi.

«Je suis moi-même affectée par les conséquences d’un traumatisme crânien, et Martin me conseille et m’offre son soutien en m’envoyant des messages de motivation. Il est inspirant!» – Caroline Charpentier, qui a soumis la candidature de Martin Fortin au titre de M. Bonheur. Elle le côtoie au Centre de réadaptation de la Montérégie.

Aujourd’hui, en plus de s’impliquer au Centre montérégien de réadaptation, où il a terminé lui-même de se remettre sur pied, l’heureux père de deux fillettes donne des conférences dans des écoles. Il sensibilise les gens à la sécurité routière tout en encourageant jeunes et moins jeunes à garder le cap sur leurs ambitions.

Malgré sa détermination à toute épreuve, les dernières présentations ont été plus difficiles à donner pour Martin. En mai 2014, son frère est décédé à la suite d’un accident de voiture. Juste avant sa mort, celui-ci avait dit à Martin combien il l’admirait. Chaque fois qu’il rencontre, un nouveau groupe c’est donc un sourire que Martin arbore, comblé de rendre fiers ceux qui l’entourent.