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Les demandes électorales se multiplient déjà

Les demandes électorales se multiplient déjà
Photo: La Presse canadienne/Justin TangJustin Trudeau a donné le coup de départ aux élections fédérales 2019 mercredi

Le Parlement canadien est à peine dissous que les demandes électorales affluent. Plusieurs organismes nationaux et locaux ont fait part de leurs exigences aux différents partis qui se bousculeront à la porte du futur gouvernement.

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), qui représente les petites et moyennes entreprises (PME) partout au pays, a lancé sa ligne à l’eau dès mercredi matin. L’organisme demande entre autres d’«établir un plan pour parvenir à l’équilibre budgétaire» dans les cinq prochaines années.

Le regroupement propose aussi de «supprimer la taxe fédérale sur le carbone». Le plan de lutte contre les changements climatiques actuel a une «incidence négative sur les PME», avance-t-on.

L’organisme de mobilité Trajectoire Québec a aussi fait connaître ses demandes électorales. Il souhaite entre autres rétablir «le crédit d’impôt de 15% pour les laissez-passer de transport en commun».

L’organisme réitère aussi la confirmation d’un «Train à grande fréquence (TGF)» entre les villes de Québec et Windsor.

En conférence de presse mardi, le regroupement La Planète s’invite au parlement avait de son côté réitéré ses demandes. «On veut une loi contraignante pour atteindre les objectifs du [Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC)]», avait demandé le porte-parole du groupe, François Geoffroy.

«On veut l’arrêt des subventions aux combustibles fossiles, de même que l’arrêt de l’ensemble des nouveaux projets d’exploitation», avait-il ajouté.

Depuis quelques mois

Les priorités des organismes ne coïncident pas seulement avec le coup de départ électoral. Plusieurs groupes, dont l’Assemblée des Premières Nations (APN), ont déjà contacté les partis politiques en lice.

La priorité mère de l’APN réside dans la sauvegarde de l’environnement face aux changements climatiques. Il faut préserver «notre mère la Terre», soutient l’Assemblée.

Selon le regroupement, la «surreprésentation des peuples autochtones» dans le système de justice pénal et dans les pénitenciers du Canada demeure un problème à régler. Le prochain gouvernement devra aussi contribuer au développement économique dans les communautés autochtones, plaide l’APN.

L’Union des municipalités du Québec (UMQ), la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) sont d’autres organismes à avoir déjà établi leurs demandes.