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Le Parti vert veut mieux réglementer Airbnb

Le Parti vert veut mieux réglementer Airbnb
Photo: Archives Métro

Airbnb doit être assujetti aux mêmes règles que les hôtels, soutient le Parti vert, qui craint que les compagnies de ce genre s’accaparent le marché locatif national.

Lors de son deuxième arrêt médiatique de la journée à Montréal, la chef du parti, Elizabeth May a présenté ses promesses en logement abordable. Elle en a profité pour critiquer un manque de réglementation autour de l’hébergement touristique.

«Airbnb prend des espaces locatifs et les transforme en entreprises commerciales très peu régulées», a affirmé Mme May, accompagnée de son candidat dans Outremont, Daniel Green.

Celui-ci s’est d’ailleurs insurgé que les espaces couverts par Airbnb grugent le parc immobilier montréalais, déjà «en crise». «Cette économie de partage fait qu’on ne partage plus l’espace locatif avec les gens qui en ont besoin», a avancé M. Green.

Les mesures envisagées

Le Parti vert a déjà fait part de son intention d’appliquer l’impôt sur les sociétés à Airbnb. «C’est une entreprise mondiale. Il y a aussi une compétition avec les hôtels, les auberges, qui sont réglementées et taxées», a soutenu Mme May.

L’idée d’imposer une taxe aux entreprises d’hébergement touristique a déjà été envisagée par la ministre sortante du Tourisme, Mélanie Joly. En début de campagne électorale, Justin Trudeau a soutenu vouloir taxer à la hauteur de 1% par année les propriétaires qui n’habitent pas au Canada.

Droit au logement

Elizabeth May a également profité de son arrêt dans la circonscription d’Outremont pour réitérer le plan sur le logement du Parti vert. Sa plateforme prévoit la construction de 25 000 nouveaux logements coopératifs par année sur dix ans.

La création d’un poste de ministre du logement est aussi envisagée.

La chef de la formation fédérale se dit prête à travailler avec libéraux et néo-démocrates sur la question du logement. «Nous avons les mêmes mots, mais des approches différentes. On doit collaborer parce que nous avons une crise», a soutenu Mme May.