La revitalisation de l’Est au cœur du débat électoral de La Pointe-de-l’île

La revitalisation de l’Est au cœur du débat électoral de La Pointe-de-l’île
Les candidats aux élections dans La Pointe-de-l’île lors du débat sur l’environnement organisé par le Collectif en environnement de Mercier-Est Crédits : Naomie Gelper

Lors du débat électoral organisé par le Collectif en environnement de Mercier-Est, les cinq candidats aux élections de La Pointe-de-l’île se sont entendus sur le fait que le développement du port et des transports en commun devront être les priorités pour l’Est de Montréal.

Alors que le port de Montréal annonçait en mars dernier son expansion dans le but d’augmenter sa capacité de manutention d’ici cinq ans, des citoyens de Mercier-Est se plaignent des nuisances liées au activités portuaires. Selon le président du Collectif en environnement de Mercier-Est, Raymond Moquin, c’est le développement économique qui est toujours considéré comme la première priorité des candidats.

« On est contents quand le port augmente son volume de taille et sa capacité de traitement, mais ça ne doit pas se faire au détriment des gens et de l’environnement », a mentionné le candidat conservateur Robert Coutu, sans proposer de solutions concrètes pour réduire le camionnage.

Pour sa part, le libéral Jonathan Plamondon suggère d’adopter un plan de développement durable rapidement. Depuis 2010, l’Administration portuaire de Montréal (APM) est dotée d’une politique de développement durable. Cette politique qui a été révisée en 2016 vise à rassembler les différentes parties prenantes autour d’une vision commune de ce que le développement durable signifie pour l’APM.

« Le port a une politique de développement durable dans lequel il n’y a pas de plan d’action, a-t-il déclaré. C’est le rôle du député fédéral de s’assurer d’être l’interface entre la population et le port afin de favoriser le dialogue social pour qu’il y est un plan d’Action durable ». La candidate néo démocrate et ancienne député de La Pointe de l’île de 2011 à 2015, Ève Péclet, est allé dans le même sens en proposant la création d’un comité de surveillance de citoyens pour assurer le respect des normes. « Un projet d’expansion doit être fait en gardant en tête nos engagements environnementaux », a-t-elle dit.

Selon M. Moquin, il y a un large consensus à l’effet que le développement de l’Est devrait être largement différent que celui du passé, grâce à l’intégration de nouveaux axes de recherche et développement et la création d’un axe de transport structurant pour l’est de l’île, à définir par Québec et Montréal, mais soutenu financièrement par Ottawa.

D’autres enjeux importants

L’amélioration du transport en commun dans l’Est de la ville figure parmi les trois plus grands engagements de tous les candidats.

Le vert Franco Fiori, ainsi qu’Ève Péclet et le député sortant Mario Beaulieu ont tous les trois réitéré leur souhait d’électrifier les transports. « Cette électrification va nous rendre moins dépendant à toutes utilisations des combustibles fossiles », a dit M. Fiori.

Les candidats ont discuté des plusieurs possibilités de transport collectif qui sont possibles pour l’Est de Montréal. M. Plamondon estime que ce n’est pas au gouvernement fédéral de décider quelle forme le projet doit prendre, il doit seulement s’assurer que le financement soit présent. « Nous avons déjà dit clairement que nous allons mettre 40% du projet sur la table », a-t-il ajouté.

« Nous ne pouvons toutefois taire le fait que de tous les candidats, celui du Parti conservateur est celui qui est le plus réfractaire à un changement profond quant au type de développement économique et des pratiques actuelles, notamment celles du Port, pense Raymond Moquin.  En ce sens, il est pleinement en accord avec sa ligne de parti ».

Les enjeux environnementaux sont au cœur de la campagne fédérale qui prendra fin le 21 octobre prochain alors que les électeurs se rendront aux urnes pour voter.