ÉLECTIONS - LA-POINTE-DE-L'ÎLE

Les candidats veulent faire entendre la voix de la Pointe-de-l’Île

Les candidats veulent faire entendre la voix de la Pointe-de-l’Île
Photo: Elena Broch/Avenir de l'estLes quatre candidats des principaux partis ont débattu devant une centaine de personnes à l’initiative de la Chambre de commerce de la Pointe-de-l’Île.

Le transport, la décontamination et le commerce local ont été au cœur du débat électoral organisé par la Chambre de commerce de la Pointe-de-l’Île. Une occasion pour chaque candidat de s’engager à porter la voix de la circonscription à la Chambre des communes.

Lors du débat organisé par la Chambre de commerce de la Pointe-de-l’Île, le 8 octobre au centre récréatif Édouard-Rivet, quatre des principaux candidats de la circonscription ont présenté leurs intentions électorales. Devant une centaine de citoyens, Ève Péclet (NPD), Jonathan Plamondon (PLC), Robert Coutu (PCC) et Mario Beaulieu (BQ), ont débattu autour de quatre thèmes, transports, santé, environnement et économie locale, et ont répondu aux questions citoyennes.

Baisser les charges, informer, mobiliser les citoyens

Pour contrer le phénomène de désertification commerciale, et favoriser les commerces de proximité, Ève Péclet propose de baisser les charges des petites et moyennes entreprises sur les paiements par carte de crédit . Elle souhaite également alléger les traitements fiscaux sur le transfert des entreprises familiales, « les jeunes ne peuvent pas racheter l’entreprise familiale, faute d’argent. Alors des entreprises ferment ».

Robert Coutu, du Parti conservateur, pense que la solution est autre part, selon lui, les citoyens doivent eux aussi faire leur part de travail en consommant dans les entreprises locales, « et il faut mettre en place des investissements pour favoriser l’achat local».

Le métier de député fédéral est aussi un travail de terrain. Mario Beaulieu, actuel député de la Pointe-de-l’Île, pense qu’il faut « appuyer les actions locales, diffuser les informations lorsqu’un commerce ouvre ». Sur ce point, Jonathan Plamondon le suit, être un « leader communautaire », un lien entre les citoyens et la strate nationale, est élémentaire.

Ce dernier insiste que pour développer l’économie locale il faudra décontaminer les terrains de la Pointe-de-l’Île et « décentraliser la formation de la main d’œuvre » pour lutter contre le chômage dans la circonscription (7,7% en 2016 selon Statistique Canada).

Décontamination et transports, les clés pour ouvrir la Pointe-de-l’Île

La contamination des sols, qui est selon le candidat bloquiste, « un frein à l’économie locale », est un enjeu fort pour le développement de la circonscription. Il ajoute : « Ce n’est pas tout de décontaminer, il faudra aussi réhabiliter les terrains en les équipant d’égouts par exemple et cela pourrait coûter 2G$ ».

Cette pollution des sols est due à la présence en partie d’industries pétrolières sur le secteur, des entreprises avec qui, Robert Coutu propose d’être plus ferme : « Il faudra obliger les entreprises à dépolluer leurs sols dans un délai raisonnable ! Ce n’est pas au denier public de financer le plan de décontamination ! »

En réponse, Jonathan Plamondon avance : « On n’en entend jamais parler de la décontamination à Ottawa ! Notez que le parti libéral propose de financer des projets de décontamination. »

Ève Péclet, elle, pense que la décontamination des sols est nécessaire, mais ce qu’elle propose c’est de « soutenir les nouvelles technologies alternatives, comme phytoremédiation ».

« Aller chercher l’argent » pour les transports

Concernant le transport, pour Robert Coutu, il faudra « appuyer une étude sur le REM, augmenter la fréquence du covoiturage, faire un plan pour le prolongement de la ligne verte » et même faire un pont pour traverser l’île de Montréal.

Mario Beaulieu, qui veut « aller chercher l’argent pour développer les transports », le suit de près à propos du prolongement de la ligne verte ou d’un possible tramway et souhaiterait voir la navette fluviale raccordée au réseau STM. « Je veux être capable d’aller chercher une part équitable les 60G$ d’impôts », a-t-il martelé.

Qui dit transports, dit environnement. Le parti libéral, représenté localement par Jonathan Plamondon, souhaite des modes de déplacement moins polluants, car « c’est une solution pour combattre les gaz à effet de serre ».

Pour Ève Péclet, le transport sera une solution pour retenir les employés sur la Pointe-de-l’Île, et favorisera par la même occasion les commerces, « en structurant le transport sur Notre-Dame ».