Formation et emplois

L'école de l'INM se déplace à Québec

Pour une cinquième année, l’Institut du Nouveau Monde (INM) organise une École d’été. Mais cette fois-ci, cet événement qui promeut l’engagement citoyen délaisse Montréal pour la capitale nationale. Métro s’est entretenu avec le coordonnateur des programmes jeunesse de l’INM, Alexandre Meunier, pour en savoir davantage.

Pourquoi l’École d’été de l’INM se tient-elle à Québec, et non à Montréal?
Le 400e de la Ville de Québec est pour nous une superbe occasion de transporter notre école d’été ailleurs, en plein cÅ“ur d’une belle effervescence. Donc, on va organiser un certain nombre de passerelles avec des événements [soulignant] l’anniversaire de Québec.

Jusqu’à maintenant, comment se dessine votre spécial sur la Ville de Québec?
Tout n’est pas décidé, mais dans la programmation, il y a une activité qui se penchera sur le présent de la Ville de Québec, avec l’anthropologue Bernard Arcand. On est aussi en train d’organiser une autre activité sur l’avenir de Québec, mais le conférencier n’a pas encore confirmé. À l’École d’été, les soirées sont traditionnellement beaucoup plus festives. Cette année, on bénéficie d’un lieu qui s’appelle Espace 400e. On se penche sur l’avenir de la ville de Québec. Il y aura un grand remue-méninges collectif, avec des animations engagées qui vont emmener la population de Québec à prendre position et à partager leurs idées.

Y aura-t-il des nouvelles activités?
Oui. On va même faire une publication à la suite de l’événement qui va contenir tout ce qui a été proposé dans le cadre de l’école d’été. Ce qui est une autre innovation, c’est qu’on va demander aux participants de nous laisser leur idées fortes. Lors d’une activité ou d’une conférence, ils entendent une information qui les titille et ils ont envie de la faire connaître à tous les participants. Ça va pousser la réflexion et l’émulation. Dans l’Espace 400e, on a prévu concevoir une capsule temporelle dans laquelle on va déposer tous les propositions qui auront été faites par les participants. On va refermer la boîte et elle va être déposée dans un lieu qui reste à déterminer. La boîte va ouverte dans 100 ans, au 500e anniversaire de la Ville de Québec.

Est-ce que des conférenciers de renom ont confirmé leur présence à l’École d’été?
Oui. Une des personnes qu’on est très fiers d’avoir cette année, c’est un Chinois du nom de Feng Cong De. Il est porte-parole de Human Rights in China. C’est quelqu’un qui a été parmi les protestataires de la place Tiananmen en 1989. Puisque l’École d’été a lieu pendant les Jeux olympiques, il parlera sur les belles valeurs que le sport peut transmettre et sur la question des droits de l’homme en Chine. On est allé chercher Frédéric Paré, de l’Union des producteurs agricoles, Hugo Latulippe qui fait les Manifestes en série, Me Marcel Blanchet, le directeur général des élections, Françoise David, de Québec Solidaire, et Gilles Duceppe, le chef du Bloc québécois. Il y a aussi Bernard Généreux, le président de la Fédération québécoise des municipalités.

Quels sont les commentaires des conférenciers après leur participation à l’École d’été ? Comment trouvent-ils leur expérience?

Ils ont l’impression qu’on a raison de croire au dynamisme de notre jeunesse.
Ils ont envie d’en savoir plus. Ils arrivent sans a priori. Les jeunes adhèrent ainsi à toutes sortes de courants idéologiques, mais ils se frottent aussi aux autres courants auxquels ils appartiennent un peu moins.

Articles récents du même sujet

Exit mobile version