Formation et emplois

Vivre un été dans une autre langue

Apprendre une langue étrangère, l’anglais par exemple, par immersion est la méthode la plus efficace qui soit. Et si, en plus, l’immersion se fait l’été dans une ville étrangère, l’expérience devient grisante.

«L’immersion a d’énor­mes avantages, mais elle peut être encore plus bénéfique si elle se passe dans une ville qui offre beaucoup d’occasions de parler la langue qu’on apprend», explique Éric Buis­son, coordonnateur à l’École d’été en langues de l’UQAM, une école qui offre une formation à la carte à ses étudiants.

«Et de ce côté-là, Montréal, avec son  bilinguisme et sa vie culturelle et sportive, jouit d’une excellente réputation dans le monde», soutient Daniel Lefort, de l’International Language Schools of Ca­nada. «Les activités permettent de mettre en pratique les notions apprises durant les formations, mais au-delà de l’apprentissage, il y a aussi le plaisir de découvrir un nouvel environnement», renchérit Cynthia Boulan­ger, directrice de l’école Point 3.

Témoignage
C’est la possibilité de découvrir l’Ouest canadien qui a encouragé Laurence Mainville à suivre un stage d’immersion à Regina en 2005. «Je voulais me retrouver dans un milieu totalement anglophone où je n’aurais à peu près aucune chance de parler français. Je voulais parler exclusivement anglais, penser en anglais et même rêver en anglais», raconte-t-elle. Depuis près d’un an, elle a même déniché un emploi à Londres. «Il est évident que sans cette expérience, mon adaptation en Angleterre aurait été plus difficile. Déjà que l’accent n’est pas évident!»

Que ce soit à Toronto, à Montréal ou à Regina, l’immersion reste une méthode qui a depuis longtemps fait ses preuves. Toutefois, elle ne sera bénéfique que si elle a une suite. «Si le participant n’a plus d’occasions de parler anglais par la suite, tout ce qu’il a appris risque de disparaître, insiste Mme Boulanger. Il faut qu’il parle régulièrement.»

Familles accueillantes
La vie dans une famille d’accueil est un autre moyen privilégié de favoriser l’apprentissage. «Ça permet de vivre totalement dans un environnement anglophone. C’est pourquoi nous veillons à ce que nos étudiants logent dans des familles anglophones du West Island», souligne Éric Buisson de l’UQAM.

Si cette méthode est préconisée par plusieurs écoles, il existe aussi une autre option tout aussi bénéfique : la vie en résidence. «J’ai connu la famille d’accueil et la résidence universitaire», explique Laurence Mainville. Selon elle, les deux options se valent, mais il n’y a pas de recette miracle.

«Il faut s’impliquer activement pour bien réussir l’immersion, continue-t-elle. Par exemple, lors de mon séjour à Regina, tous les francophones se parlaient anglais entre eux. Nous l’avions décidé pour mieux vivre l’expérience, une décision que je n’ai jamais regrettée.» 

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