Formation et emplois

Emplois: la ruée vers l’ouest

De plus en plus de travailleurs quittent leur province d’origine pour chercher un emploi dans l’Ouest. Ont-ils raison de le faire?

«La migration interprovinciale se porte bien», observe l’économiste principal chez BMO Robert Kavcic. «Une main-d’œuvre mobile n’a rien de négatif, tant que les ressources s’orientent vers les régions où sont les besoins.»

Dans une étude publiée récemment, l’institution financière estime que le nombre de travailleurs qui changent de province en quête d’un emploi n’a jamais été aussi élevé depuis 25 ans. Les deux motifs: la recherche d’un travail ou celle d’un meilleur salaire.

Un mot: Prairies
Le Canada affiche des disparités considérables. Certaines provinces peinent à trouver une main-d’œuvre qualifiée, d’autres souffrent d’un taux de chômage élevé. Avec un taux variant autour de 4 %, l’Alberta et la Saskatchewan constituent des «aimants à travailleurs» par rapport aux provinces de l’Atlantique, où les taux oscillent autour de 10%.

En 2013, 50 000 travailleurs ont gagné l’Alberta. Un record, selon l’analyse de BMO. Pour les chercheurs d’emploi, c’est la province la plus prometteuse. Elle est talonnée par la Saskatchewan où, après des années de départs massifs, la vapeur se renverse. La plupart des travailleurs viennent de la Colombie-Britannique, de l’Ontario et du Québec, mais ce sont les Maritimes qui se vident le plus de leur main-d’œuvre au profit des deux géants de l’Ouest.

La palme du salaire annuel médian revient à Calgary, avec 79 300$. C’est 26 000$ de plus qu’à Montréal, qui se classe 14e sur 19 au palmarès des pôles d’attraction de main-d’œuvre établi par BMO. Outre le salaire alléchant et les emplois vacants, des facteurs tels que le coût du logement et les taxes locales entrent en ligne de compte. Prix mensuel d’une chambre à louer à Calgary? Autour de 989$, soit 344$ de plus que dans la métropole québécoise.

Avant de se déplacer, les travailleurs séduits par l’industrie des sables bitumineux devraient considérer les facteurs connexes au gros salaire. Déménagement, entreposage de meubles, frais d’hôtel le temps de trouver un logement: autant de frais associés qui peuvent peser lourd dans la balance.

Considérant les répercussions de l’arrivée massive d’une main-d’œuvre sur la consommation et l’immobilier, l’exportation devrait continuer d’aller bon train.

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