«Que fais-tu dans la vie?» Selon la complexité de l’emploi que nous occupons, la réponse à cette question simple n’est pas toujours évidente! Comment répondre sans se perdre ni perdre les autres? Voici nos recommandations.
Il n’est pas toujours agréable de devoir répéter au même membre de la famille ou à un ami ce que l’on fait dans la vie! On finit par se demander si la personne nous écoute ou si on l’intéresse vraiment. Mais peut-être que notre façon de nous exprimer déroute tout simplement notre interlocuteur? Voici quelques façons d’éviter toute confusion.
«C’est compliqué…»
Si nous commençons notre réponse de cette manière, notre interlocuteur n’y comprendra rien. Il ne faut pas se décourager, il y a toujours une façon de vulgariser les emplois les plus techniques. Yves Lévesque est représentant du secteur privé et communautaire à la Fédération de la santé et des services sociaux, mais est également recherchiste au sein d’un groupe de recherche sur la lutte contre la privatisation dans le domaine de la santé. «Comment tu fais pour expliquer ça à une fille dans un bar?» lance-t-il en riant. Devant l’aspect multifacette de son travail, il n’hésite pas à employer l’expression de «couteau suisse» pour résumer la multitude de ses tâches.
Baisser sa garde
Peut-être sommes-nous dans une situation d’emploi difficile, par exemple au chômage ou en transition d’emploi, et cette question nous irrite-t-elle. C’est normal, mais inutile de nous mettre sur la défensive. Les gens posent en général cette question pour en apprendre plus sur nous et non pour nous piéger. Nous pouvons plutôt parler de nos ambitions, de ce que nous comptons faire et pourquoi. Après tout, on passe une grande partie de sa vie au travail, et en parler fait partie du jeu!
Préciser les titres vagues
Avocat, comptable, traductrice – tous ces titres d’emploi brillent par leur simplicité, mais n’en disent pas beaucoup sur nous. Si nous sommes avocat, faisons-nous du litige, de la recherche, de la négociation? Sommes-nous comptable en entreprise ou à notre compte? Enfin, si nous parlons de notre emploi sans passion, il est possible que notre interlocuteur partage notre manque d’intérêt!
Employer des termes imagés
Phanie Ouimet est, selon sa carte professionnelle, «directrice ESS pour l’Est du Canada». Quand on lui pose la question, elle ne répond jamais en donnant son titre. Elle y va avec des exemples concrets et humoristiques. «Je dis aux travailleurs de mettre leur casque et leurs lunettes de sécurité, et je gère les accidents lorsqu’ils ne m’ont pas écoutée!» Les gens aiment savoir ce que nous faisons concrètement, ça leur permet de se faire une idée de notre quotidien au travail.
Retourner la question
Comme le but de cette question est souvent de mieux nous connaître, c’est la moindre des choses de nous intéresser à notre interlocuteur en lui retournant la question. Qui sait, peut-être pourrions-nous trouver des points en commun, peut-être même des contacts professionnels?
Une question simple commande une réponse simple. À nous de la formuler de manière à ne pas nous perdre en longues explications… et à ne pas perdre notre interlocuteur!
Réponse concrète: «Je dis aux travailleurs de mettre leur casque et leurs lunettes de sécurité, et je gère les accidents lorsqu’ils ne m’ont pas écoutée!» – Phanie Ouimet, directrice ESS pour l’Est du Canada
