Formation et emplois

Les rouages de la réorientation

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Insatisfaction, manque d’épanouissement, démotivation, résultats scolaires en baisse…  Les raisons pour lesquelles on se réoriente en cours d’études sont multiples.

À 16 ans, se lancer dans un programme ou un domaine d’études n’est pas une mince affaire. Le doute finit parfois par s’installer, puis une réorientation doit être envisagée. Et cela se produit plus souvent qu’on pourrait le croire. «La réorientation est très fréquente, surtout au cégep, indique Vincent Bernard, conseiller en emploi et en information scolaire et professionnelle. Alors qu’on est en plein choix d’orientation, on affronte un double défi : bien se connaître et arrimer cette connaissance de soi à un programme qui va nous convenir. Et si on ne consacre pas suffisamment de temps à ce processus, on risque de faire un choix sans avoir toutes les informations nécessaires concernant le programme retenu.»

Il est donc inutile de se sentir coupable si, par exemple, on se rend compte que la biochimie n’est pas une véritable passion, mais qu’on a plutôt un petit penchant pour l’économie. «Il est normal, dans un parcours scolaire, de se poser des questions. Il ne faut surtout pas hésiter à se remettre en question, à s’interroger et à consulter des professionnels», suggère M. Bernard.

«La réorientation vient souvent d’une insatisfaction liée à sa formation. On a l’impression qu’elle ne nous convient plus.» -Vincent Bernard, conseiller d’orientation

Parfois, ce sont les notes signalent qu’une réorientation est à envisager. «Il arrive aux étudiants de réaliser que les résultats scolaires ne sont pas suffisants pour le parcours choisi, explique le conseiller d’orientation. Un jeune qui vise l’université, mais dont le niveau n’est pas à la hauteur au cégep n’aura pas d’autre choix que de penser à un plan B, parfois même à un plan C, s’il veut atteindre ses objectifs.»

Chercher d’abord à répondre aux exigences des parents est une des raisons qui pourraient occasionner, plus tard, une réorientation. «Les parents sont souvent inquiets quand il s’agit du choix de formation et de carrière. Cette pression se répercute sur le jeune, qui va décider de rester malgré tout dans un programme qui ne lui convient pas, juste pour leur faire plaisir», déplore le conseiller.

S’éterniser dans un programme en pensant que ça va s’améliorer n’est pas un choix stratégique, selon M. Bernard, qui rappelle que les expériences ont pour but de construire un individu. «C’est en les multipliant que le jeune va savoir ce qu’il aime ou non, et ainsi déterminer ce qui lui convient», dit Vincent Bernard.

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