À table

Le point sur la confection locale

Le 15 novembre, j’assistais à une conférence organisée par le Centre de recherche et d’innovation en habillement de l’établissement d’enseignement, Vestechpro, portant sur la production locale. Après le raz-de-marée de 2005 (l’abolition des quotas d’importation a permis à de nombreuses entreprises de délocaliser leur production, principalement vers l’Asie), comment va l’industrie de la confection québécoise?

Eh bien, elle n’est pas encore à l’agonie. Ce n’est évidemment plus ce que c’était. Aujourd’hui, les «petites mains», comme on appelle ces travailleurs de l’ombre (les échantillonneurs, les patronnistes, les coupeurs, les maroquiniers, les modistes, les tricoteurs, etc.) se font de plus en plus rares, et la majorité sont sur le point de prendre leur retraite. Voilà l’un des enjeux majeurs auxquels l’industrie fait face présentement. (Je vais approfondir la question dans une série d’articles à paraître la semaine prochaine).

Cela dit, l’intérêt croissant des consommateurs pour le «fait ici» encourage de nombreuses entreprises à garder ici toute leur production ou, pour les plus gros, une partie. 

J’ai pensé ici en citer quelques-uns, parce que leurs efforts valent la peine d’être soulignés : Second Denim, qui vient d’acheter des installations en Beauce, Chemise Empire et Marie-Lou Évolution, qui tirent leur épingle du jeu depuis plusieurs décennies dans le domaine corporatif, Jacob, Tristan et Le Château, trois chaînes d’ici qui proposent une partie de leurs collections «made in Canada», sans oublier nos designers, souvent cités ici.

C’est déjà un début. À vous de continuer la liste. 

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Loin de la production locale, H&M ouvrait ses portes cette semaine à un nouveau créateur.

C’est devenu une tradition. Chaque automne, le géant suédois de la mode H&M démocratise les créations d’un designer célèbre. Karl Lagerfeld, Stella McCartney, Viktor & Rolf, Roberto Cavalli, Comme des garçons, Jimmy Choo, Lanvin et Versace ont, notamment, pavé la voie à Maison Martin Margiela, designer vedette cette année.

Le jour J, c’était le jeudi 15 novembre. Selon ce qu’ont rapporté plusieurs médias internationaux, des files d’attente comptant des centaines de personnes s’allongeaient devant les magasins-phares de la chaîne dans toutes les grandes villes du monde. Au  moment de mettre en ligne, j’attends toujours des informations officielles concernant la file d’attente du magasin montréalais de la rue Sainte-Catherine Ouest.

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