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Un penthouse à 30 ans, pourquoi pas? 

Yanick Roy et Yann Hébert
Yanick Roy et Yann Hébert Photo: Gracieuseté

Trente jours d’attente, deux heures de négociation, une promesse d’achat et un dalmatien plus tard, ce jeune couple de professionnels emménageait dans sa première propriété! Être propriétaire d’un grand appartement au cœur de la métropole à 30 ans, c’est excitant, non? Tour du proprio. 


Propriétaires: Yann Hébert (28 ans) et Yanick Roy (32 ans) 
Lieu de résidence: Ville-Marie, quartier Sainte-Marie, à Montréal
Date de l’achat: mars 2019 
Gain estimé sur la propriété: + de 150 000$ (en 2 ans et demi) 
Fait rigolo: ils appellent leur demeure The Private Gallery 

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De jeunes professionnels à entrepreneurs 
Pour certains, l’achat d’une demeure est un passage obligé afin d’entrer dans le fameux #adultlife. Pour d’autres, comme Yann et Yanick, c’est un projet de vie. Et un projet à ce point stimulant qu’ils ont eu la piqûre de l’immobilier, délaissant leurs carrières respectives en restauration et en gestion de projet pour s’y lancer tête première. 

Q: Pourquoi avez-vous décidé d’acheter au lieu de louer? 

R: «Nous habitions à Mascouche et le voyagement vers le travail, à Montréal, était de plus en plus lourd et long. Après plus d’un an de recherche sur les réseaux sociaux et sur Centris [le site web qui réunit un maximum d’inscriptions immobilières au Québec], et après une bonne dizaine de visites de propriétés, nous avons trouvé le condo idéal dans l’arrondissement de Ville-Marie. Le lieu et l’emplacement étaient juste parfaits pour nous», se remémore Yann. 

Q: Comment avez-vous déniché le condo de vos rêves ? 

R: «Au départ, nous avions une liste de critères bien précis qui s’est finalement scindée en deux: les aspects non négociables (habiter dans un quartier sécuritaire, avoir une cuisine rénovée, etc.) et les let it go (disposer de deux salles de bain, avoir une belle fenestration, etc.). À notre grande surprise, nous avons coché toutes les cases sur notre wishlist en visitant ce penthouse de 950 pieds carrés! Et quand on a vu sa fabuleuse terrasse privée, on se pinçait tellement on pensait rêver», avoue Yanick. 

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Dans le cadre de la série Le Tour du proprio, Métro vous emmène chez de jeunes propriétaires millénariaux qui ont fait le pari d’investir en immobilier plus tôt que tard. Par ICI les judicieux conseils.

Q: Durant le processus d’achat, quelle étape s’est avérée la plus laborieuse? 

R : «Nous avons eu quelques embûches au moment de la transaction. Nous avions choisi de ne pas être représentés par un courtier. Cependant, nous étions bien entourés, car mes parents investissent dans l’immobilier depuis des années. Suite à la promesse d’achat, nous avons vécu une situation délicate au moment de la signature chez le notaire. Normalement, lorsqu’il y a des courtiers impliqués, ce sont eux qui gèrent les potentiels litiges. Nous, nous avons dû dealer directement avec le propriétaire qui – surprise! – ne désirait soudainement plus vendre, prétextant des problèmes personnels. Il ne voulait pas non plus payer sa part des frais de notaire reliés. Nous avons dû négocier de façon serrée afin de trouver un terrain d’entente juste pour les deux parties. Stressant à souhait pour deux jeunes futurs propriétaires!», admet Yann. 

Q: Comment avez-vous réussi à amasser la mise de fonds requise? 

R: «Nous avons économisé beaucoup au cours des dernières années. Pour nous, il n’y avait ni baguette magique ni de dons de nos parents! (Rires) Nous avons amassé 5% au lieu des 20% normalement requis, car nous voulions nous garder un coussin pour les urgences et éviter la précarité financière. Quant aux paiements d’hypothèque, nous avons choisi de rembourser le prêt aux deux semaines plutôt que mensuellement. Ça nous apparaissait la meilleure avenue à emprunter compte tenu de notre situation», explique Yanick. 

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Q: Que conseillez-vous aux millénariaux qui désirent acheter une première propriété? 

R: «Armez-vous de patience et ne vous fiez pas à la description de la propriété qui vous plaît. Allez visiter: vous aurez peut-être d’agréables surprises… Ce fut notre cas: le vendeur avait oublié de mentionner la terrasse sur le toit et le grand espace de rangement au sous-sol. Bingo!», souligne Yann. 

«Notre truc pour savoir si le condo était le bon investissement? Nous avons loué plusieurs Airbnb au cours de l’année, afin de déterminer dans quels environnements on se sentait le plus à l’aise. On a testé différents quartiers de Montréal et plusieurs types de propriétés pour finalement arrêter notre choix sans tergiverser», précise Yanick. 

«Approfondissez vos connaissances immobilières même si un courtier vous accompagne. C’est important de savoir dans quoi on s’embarque quand il s’agit d’un premier investissement», suggère Yanick. 

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«La préautorisation hypothécaire avant les visites, c’est aussi un must. Soyez au courant de votre situation financière et suivez les recommandations d’experts en la matière (conseiller financier et conseiller hypothécaire). Ils vous aideront à dénicher le taux le mieux adapté à votre situation financière», conseillent les deux futurs courtiers. 

«Pensez aussi à négocier les inclusions: les électros, la déco et même le mobilier extérieur. J’avoue être fier de nous: on a même eu le barbecue!», explique Yann en riant. 

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Q: La morale de l’histoire? 

R: « Collaborez avec un courtier! (Rires) Il permet d’éviter les surprises et sert même d’allié lors de la transaction. Ça permet aussi de ménager les susceptibilités de part et d’autre car les partis concernés font appel à leur agent en cas de problème. L’agent sert d’intermédiaire, de buffer. Par chance, on a pu profiter des judicieux conseils de nos proches, experts en immobilier. Au final, c’est LE meilleur achat de notre vie… après notre belle Azya!», conclut le duo. 


Quelle est votre pièce coup de cœur? 

«La cuisine!, s’exclament à l’unisson les deux propriétaires. Il s’agit de notre pièce préférée. Avec l’îlot central, c’est rassembleur. Idéal lors de soupers de famille ou de 5 à 7 improvisés entre amis. L’escalier en colimaçon, l’aire ouverte et les hauts plafonds de 10 pieds sont aussi charmants. Bref, on aime tout notre espace! C’est lumineux et on profite de magnifiques couchers de soleil. Vive le golden hour!» 

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Et la déco dans tout ça? 

«On a opté pour un style de type minimaliste scandinave. Chez nous, tout est immaculé avec des touches plus sombres. Même notre belle Azya (l’adorable dalmatienne) se fond dans le décor!», expliquent-ils. 

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