Évasion, loisirs et plein air

Boucler la boucle de la Gaspésie

Thierry Ducharme, Guides Ulysse

Terre mythique à l’extrémité est du Québec, la Gaspésie fait partie des rêves de ceux qui caressent, souvent longtemps à l’avance, le projet d’en faire enfin le «tour». Elle offre en effet l’un des parcours les plus intéressants du Québec, car il fait une boucle : vous n’aurez jamais à revenir sur vos pas!

Le grand tour
Ce fameux «tour de la Gaspésie», dans le sens des aiguilles d’une montre, sur la route 132, permet de traverser les splendides paysa­ges côtiers du golfe du Saint-Laurent, là où les monts Chic-Chocs plongent abruptement dans les eaux froides du fleuve Saint-Laurent; de visiter l’extraordinaire parc national Forillon; de se rendre, bien sûr, jusqu’au fameux rocher Percé; de prendre le large pour l’île Bonaventure; enfin, de revenir lentement en longeant la tranquille baie des Chaleurs et en sillonnant l’arrière-pays par la vallée de la Matapédia.

Dans ce beau coin du Québec, aux paysages si pittoresques, des gens fascinants et accueillants tirent encore leur subsistance, en grande partie, des produits de la mer. La grande majorité des quelque 140 000 Gas­pésiens habitent de petits villages côtiers, laissant le centre de la péninsule recouvert d’une riche forêt boréale. Le plus haut sommet du Québec méridional, le mont Jacques-Cartier, se trouve dans cette partie de la chaîne des Appalaches que l’on nomme «les monts Chic-Chocs».

Vers la Pointe
Gaspé, mot d’origine amérindienne, est «le bout du monde» pour les Micmacs qui habitent ces terres depuis des millénaires. Malgré son isolement, la péninsule a su attirer au cours des siècles des pêcheurs de maintes origines, que ce soit anglaise, écossaise, acadienne ou jersiaise. On y trouve maintenant une population à forte majorité de langue française.

On se rend en Haute-Gaspésie et sur la Pointe pour ses paysages rudes et montagneux ainsi que pour le golfe du Saint-Laurent, qui vaut bien l’océan tant il est vaste. Un chapelet de villages de pêcheurs s’égrène sur la côte, laissant l’intérieur pratiquement dans le même état qu’il était au moment de la découverte du Canada par Jacques Cartier, sans villes ni routes.

De façon très surprenante, la région de la baie des Chaleurs offre des températures très agréables, bénéficiant d’un microclimat en raison de la température de l’eau de cette baie qui porte bien son nom. C’est d’ailleurs Jacques Cartier qui, lors de son passage dans la région au mois de juillet 1534, dénomma cette belle étendue d’eau la «baye de Chaleurs».

L’arrière-pays
Dans la vallée de la Matapédia, lacs, rivières à saumons, forêts et champs forment une mosaïque naturelle d’une rare beauté. C’est l’un des meilleurs endroits au Québec où pratiquer certaines activités de plein air comme la chasse et la pêche.
Les rivières Patapédia et Matapédia sont des affluents de la rivière Risti-gouche. La Matapédia a creusé une profonde vallée entre les montagnes, délimitant ainsi la frontière ouest de la péninsule gaspésienne. De petites communautés isolées, où l’exploitation forestière constitue la principale activité économique, jalonnent et terminent ce parcours sinueux et poétique.

Articles récents du même sujet