Évasion, loisirs et plein air

Les îles du Bas-Saint-Laurent: évasion garantie!

Yves Séguin, Guides de voyage Ulysse

La région très pittoresque du Bas-Saint-Laurent s’étire le long du fleuve depuis la petite ville de La Pocatière jusqu’à Sainte-Luce, et s’étend jusqu’aux frontières américaine et néo-brunswickoise.

Avis à tous, entre Rivière-du-Loup et Saint-Siméon se cache, au beau milieu du fleuve Saint-Laurent, l’un des secrets les mieux gardés du Québec : les îles du Bas-Saint-Laurent.

Les îles du Bas-Saint-Laurent
Avec leurs nombreux sentiers de randonnée pédestre, leurs plages, leurs anses, leur phare restauré et les nombreuses espèces d’oiseaux aquatiques qui y séjournent, les îles du Bas-Saint-Laurent ne manquent pas d’éblouir les visiteurs. Que ce soit pour une visite de quelques heures ou pour un séjour de plusieurs jours, le visiteur sera ravi par une nature si riche et diversifiée au milieu d’un fleuve qui, déjà, prend des allures de mer.

Les îles du Bas-Saint-Laurent sont composées des îles du Pot à l’Eau-de-Vie, de l’île aux Lièvres et de l’archipel Les Pèlerins. Mis à part quelques tentatives, ces îles n’ont jamais vraiment été habitées par l’homme. Oiseaux de toutes sortes et phoques en ont donc fait leur lieu de séjour préféré.

Aujourd’hui, ces îles appartiennent à la Société Duvetnor, une corporation sans but lucratif vouée à la conservation de la faune et de ses habitats dans l’estuaire du Saint-Laurent. Afin de recueillir des fonds pour acheter et ainsi protéger à jamais ces îles, cette société s’est lancée dans la récolte et la mise en marché du précieux duvet du canard eider, qui sert à la fabrication d’édredons. La récolte s’effectue vers le début du mois de juin. On retrouve quelque 10 000 nids sur les îles.

Le réseau
Le réseau compte une douzaine de sentiers qui serpentent sur un total de plus de 40 km. Les randonnées sont presque toutes faciles. On y entreprend cependant quelques montées abruptes. Les sentiers sont entretenus et bien balisés, et de nombreux parcours peuvent y être effectués.

La carte des sentiers, fort bien élaborée, permet de s’y retrouver facilement. Selon le temps que vous prévoyez passer dans les îles, les guides naturalistes de Duvetnor vous aideront à planifier des parcours de randonnée.

L’île aux Lièvres
L’île, d’une longueur de 13 km et d’une largeur maximale de 1,5 km, possède un réseau de 40 km de sentiers pour la randonnée pédestre. À l’automne 1999, le réseau de sentiers a été balisé dans son ensemble, et la signalisation, refaite. Ainsi, plus de 100 panneaux permettent de s’y retrouver facilement (nom des sentiers, directions, localisation, kilomètres, etc.). L’île aux Lièvres est la plus grande île inhabitée (par l’homme) de tout le Saint-Laurent.

On retrouve quatre emplacements de camping, des maisonnettes, une auberge, un café, la maison des gardiens ainsi qu’un kiosque d’interprétation. Comme son nom le laisse deviner, l’île est remplie de jolis lièvres qui ont parfois la taille d’un gros lapin domestique. Ces animaux, qui n’ont pas d’ennemis sur place, ont façonné et modifié la forêt de l’île. Enfin, comble du bonheur pour le campeur, l’île n’abrite aucun raton laveur, porc-épic ou mouffette!

Les îles du Pot à l’Eau-de-Vie
Après quelques jours de camping, il est possible de se gâter quelque peu en s’offrant «La nuitée au phare». Le bateau vient vous chercher sur l’île aux Lièvres et, après une petite croisière commentée par un naturaliste, vous dépose sur l’île du Pot à l’Eau-de-Vie. Le naturaliste, ou guide-interprète, éveille la curiosité des visiteurs en expliquant le mode de vie particulier des oiseaux marins que l’on retrouve dans cette partie du fleuve Saint-Laurent.

Sur cette île se dresse un magnifique phare historique (1861), qui en mars 1999, a été désigné «édifice classé du patrimoine fédéral». Ce phare a servi pendant une centaine d’années, soit jusqu’en 1962. Il avait, à l’époque, un jumeau identique situé sur l’île Long Pèlerin. Ce dernier, dont il ne subsiste que la tour squelettique, a également été en service pendant près d’un siècle.

Le phare de l’île du Pot à l’Eau-de-Vie comprend trois jolies chambres magnifiquement décorées, en plus du salon et de la cuisine où trône fièrement un superbe poêle à bois. Les hôtes habitent une petite maison tout à côté du phare, où ils préparent les repas et les montent le moment venu. Le menu propose une fine cuisine régionale.

Sur l’île, de magnifiques petits sentiers font découvrir les petites anses paisibles ainsi que l’épitaphe qui marque la sépulture du soldat Yeoman, mort en 1814. Selon ce qu’on en sait, ce jeune soldat d’une vingtaine d’années serait mort, sans doute par accident, sur le bateau Endeavor. Ce bateau se trouvant alors près de l’île, on décida de l’enterrer à cet endroit.
Pour plus de détails: www.duvetnor.com

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