Manger et boire local
10:01 29 mars 2017 | mise à jour le: 29 mars 2017 à 10:01 Temps de lecture: 3 minutes

L’usine du Trou du diable à l’ère de la technologie intelligente

L’usine du Trou du diable à l’ère de la technologie intelligente
Photo: TC Media Patrick Vaillancourt

La Microbrasserie du Trou du diable (TDD) et la compagnie Andromédia Technologies se sont associées afin que l’usine de production de bière soit à la fine pointe de la technologie ainsi que pour faciliter le travail des administrateurs.

En novembre dernier, le DigiHub Shawinigan dévoilait son premier pôle de développement spécialisé avec l’Usine intelligente 4.0. Voilà qu’un premier projet concret naît de ce pôle.

«Nous sommes à l’aube de vivre une véritable révolution industrielle, la quatrième, dont l’importance sera tout aussi primordiale que l’électrification industrielle ou encore l’avènement de l’automatisation», exprime Bertrand Gauvreau, président d’Andromédia Technologies.

Concrètement, des capteurs intelligents ont été installés sur les équipements du TDD et mesurent en temps réel toutes les données importantes du système de gestion des eaux qui sont ensuite envoyées à l’équipe de production. Les nouvelles machines intelligentes et connectées préviennent l’équipe par SMS ou par courriel lorsque survient une anomalie durant les opérations. Grâce à une application mobile, les employés peuvent consulter les tableaux de bord directement sur leur lieu de travail.

«Avant que les gens d’Andromédia technologies viennent nous voir, on pensait qu’on avait une brasserie à la fine pointe de la technologie, mais on ne l’était pas, indique Isaac Tremblay du Trou du diable. Nos outils technologiques n’étaient pas regroupés ensemble. Ça nous permet de faire un suivi en temps réel de nos eaux usées. On est capable de savoir le pH, la température et le volume de rejet, parce que nous avons des normes à respecter pour nos rejets. Nous avons déjà été avertis samedi dernier dans la nuit qu’une sonde de haut niveau fonctionnait mal et la cuve a débordé. Un technicien a reçu un texto, est venu à l’usine pour arrêter le système.»

Est-ce qu’il y a des économies réalisées par le TDD avec ce projet? «C’est surtout en lien avec la quiétude que l’on peut avoir et le fardeau administratif de la vérification manuelle. Le registre est maintenant compilé automatiquement», affirme M. Tremblay.

Le maire Michel Angers a même évoqué la possibilité de s’associer avec Andromédia Technologies afin que les deux usines de traitement de l’eau potable qui seront en construction soient intelligentes. «Pour moi qui utilise l’eau à 95% de mes ingrédients pour le brassage d’une bière, c’est important de connaître la qualité de l’eau de Shawinigan, parce que nous réalisons aussi notre propre traitement de l’eau ici», ajoute Isaac Tremblay.

Pour le maire et président du DigiHub Michel Angers, c’est mission accomplie pour le développement du DigiHub et du pôle d’usine intelligente. «C’est le premier projet concret, et on voulait que ça se passe ici, au Centre d’entrepreneuriat. On gagne de plus en plus de crédibilité, on parle de Shawinigan partout au Québec et même hors du Québec. On a gagné notre pari et on a tout avantage à travailler ensemble. L’aventure d’Andromédia Technologies ne fait que commencer. Bientôt, nous annoncerons un partenariat pour nos usines de traitement de l’eau potable.»

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