Manger et boire local

Au paradis des ramens

L'Épicerie coréenne et japonaise
L'Épicerie coréenne et japonaise, sur la rue Sainte-Catherine ouest. / Josie Desmarais/Métro Photo: Josie Desmarais/Métro
Caroline Fortin - Collaboration spéciale

L’Épicerie coréenne & japonaise, comme son nom l’indique sans équivoque, marie les spécialités des deux pays.

Il n’y a pas de quartier coréen à Montréal, mais c’est en partie grâce à la famille Kim, qui a été la première à ouvrir une épicerie coréenne à Montréal il y a 30 ans, que plusieurs immigrants se sont installés dans Notre-Dame-de-Grâce.

«À l’époque, mes grands-parents ne trouvaient pas leurs produits préférés, c’est pourquoi ils ont décidé de se lancer, et ça a ensuite incité des Coréens à venir ici», raconte Ben Kim, qui gère aujourd’hui les deux succursales de l’Épicerie coréenne & japonaise.

Si celle de NDG, avec sa variété de poissons congelés et de viandes fraîches finement tranchées, est fréquentée par les résidents des alentours, celle de la rue Sainte-Catherine, de taille plus modeste, constitue pratiquement le garde-manger des étudiants de l’Université Concordia.

«Nos plats préparés, comme les japchae, bibimbap, bols de riz garnis, tteokbokki (gâteaux de riz dans une sauce piquante), onigiris et sushis coréens, sont très populaires.» Néophytes, soyez avertis: ces derniers ne contiennent pas de poisson cru, mais plutôt des poissons en conserve ou du similicrabe, voire du jambon et du fromage. «En Corée, les sushis sont fait pour être abordables et mangés sur le pouce.»

L’Épicerie coréenne et japonaise, sur la rue Sainte-Catherine ouest.

Alors qu’au Japon, les ramens frais sont prisés, au pays de la K-pop, on les consomme en version instantanée, et surtout, bien épicés. « Vous avez peut-être vu les ‘’Fire Noodle Challenge’’ sur YouTube, eh bien on tient la marque, mais personnellement, je trouve ça too much

Si vous avez comme moi salivé devant la scène de nouilles ramdon du film Parasite, ruez-vous au rayon ramen et repérez les bols ChapaGuri. Il suffit d’y ajouter ensuite du bœuf, si désiré. On y trouve aussi des ramens au fromage, à la tomate et… carbonara.

Au rayon surgelé, Ben nous suggère les dumplings, les bungeoppangs (genre de gaufres mignonnes en forme de poisson qu’il aime réchauffer dans une friteuse à air chaud) et les pogos coréens, «moitié fromage, moitié saucisse». Et par saucisses, il faut savoir qu’on entend ici saucisses de poisson, même si elles ressemblent à s’y méprendre à des saucisses à hot-dog.

Bien sûr, on vient également ici pour faire le plein de kimchi maison, végane ou non, de miso, de collations d’algues, de sauces soya, de gochujang, cette pâte de piment fermenté, de thé et de friandises importées. Prenez garde aux «Honey Butter Chip», elles causent une dépendance immédiate!

Épicerie coréenne & japonaise, 1829, rue Sainte-Catherine Ouest, et 6151, rue Sherbrooke Ouest.

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