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La faute au soutien-gorge

Staff - PasseportSanté.net

Près de la moitié des femmes qui font de l’exercice souffriraient de douleurs aux seins. Et c’est parce que la majorité des soutiens-gorge, même ceux conçus pour faire du sport, ne sont pas adaptés pour faire de l’exercice physique, a démontré une chercheuse britannique.

Dans le cadre des travaux qu’elle mène à l’Université de Portsmouth, la chercheuse Joanna Scurr a recruté 70 femmes qui représentent, selon elle, «la plus vaste palette de formats de seins jamais étudiée à ce jour».

D’après ses observations, les mouvements auxquels les seins sont soumis durant un exercice physique, même modéré, sont beaucoup plus importants que ce que l’on croyait jusqu’ici. Tandis que les soutiens-gorge sont conçus en fonction d’un déplacement maximal de 16 cm, la scientifique britannique a dé­montré que les seins pouvaient se déplacer de 21 cm durant une séance d’exercice ordinaire.

Des seins malmenés
Peu importe la grosseur des seins, la répercussion des mouvements sur la poitrine serait la même. Pour les femmes qui avaient un soutien-gorge sportif avec un bonnet A, le mouvement des seins était réduit de 53 %, et de 55 % pour celles qui portaient un bonnet G. Les résultats révèlent aussi que, peu importe l’intensité de l’exercice pratiqué, les seins sont malmenés.

De plus, les fabricants de soutiens-gorge ne tiennent compte principalement que du mouvement de haut en bas. Ils négligent toutefois les déplacements latéraux et avant-arrière, clairement mesurés par la chercheuse.

Un soutien-gorge bien conçu soulagerait la douleur des femmes dans 80 % des cas. En comparaison, les médicaments habituellement prescrits contre les douleurs mammaires ne sont efficaces que dans 54 % des cas et peuvent causer des effets indésirables, soutient Joanna Scurr, qui détient un doctorat en médecine sportive.

Selon la chercheuse, le mauvais maintien des soutiens-gorge décourage plus d’une femme de s’adonner aux activités physiques qui l’intéressent. Jusqu’à tout récemment, il y avait peu d’intérêt pour ce sujet puisque la médecine sportive était surtout dominée par des hommes, déplore Johanne Scurr, qui a trouvé une formule pour piquer la curiosité des gens.

«Quand on me demande ce que j’étudie, je réponds que je suis une spécialiste du « rebondissement des seins » plutôt que de dire que je suis une experte en biodynamique mammaire», affir­me-t-elle. Les gens rient, mais ils veulent toujours en savoir plus, ajoute-t-elle. 

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