Manger et boire local

Les produits et régimes «miracles» n'existent pas

Avec l’arrivée de l’automne, vous pensez vous mettre au régime? Un rapport de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), publié en juillet dernier, pourrait vous faire changer d’idée…

Les conclusions de l’INSPQ jettent un pavé dans la mare de l’industrie des produits amaigrissants et des régimes commerciaux tels Minçavi et Weight Watchers. La plupart sont peu ou pas efficaces et, pire encore, certains ont des effets néfastes sur la santé, peut-on lire dans le rapport qui passe en revue les différentes catégories de produits, de services et de moyens amaigrissants (PSMA).

Selon les auteurs du rapport, l’obésité demeure un facteur de risque important de plusieurs maladies chroniques sur lequel il faut agir. Toutefois, la préoccupation de la population en général à l’égard du poids constitue un problème de santé publique tout aussi important.

«Il n’y a pas que les personnes ayant un excès de poids qui cherchent à maigrir», écrivent-ils. En fait, tenter de contrôler son poids constitue une pratique fréquente au Québec (jusqu’à 50 % des femmes et 25 % des hommes s’y évertuent).

Maigrir peut être dangereux
En général, la perte de poids a un effet positif sur la santé et la qualité de vie des personnes ayant un excès de poids, soutiennent-ils. «Toutefois, maigrir n’est pas banal et peut comporter des risques pour la santé.»

D’abord, les tentatives répétées pour perdre du poids se traduisent souvent par une importante prise de poids à long terme, qui augmente le risque de maladies associées au surpoids et à l’obésité. Ensuite, l’efficacité et l’innocuité de la majorité des produits amaigrissants n’ont pas été démontrées. Enfin, les tentatives qui se traduisent par des échecs répétés ne sont pas sans séquelle sur le plan psychologique.

Ainsi, les auteurs établissent huit critères qui devraient guider les personnes voulant contrôler leur poids, dont le fait de miser sur une approche globale et individualisée.

Dans la bonne direction
«C’est la première fois qu’on indique aussi clairement que l’action de maigrir peut entraîner des conséquences néfastes à long terme, et il était grand temps qu’on le dise», se réjouit de son côté la nutritionniste Hélène Baribeau.

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