Manger et boire local

L'alimentation en prévention du cancer du sein

Certains aliments contribueraient à réduire les risques de cancer du sein, tandis que d’autres les aggraveraient, même chez les femmes qui y sont prédisposées génétiquement, con­cluent des chercheurs de l’Université de Montréal.

Vishnee Bissonauth, étudiante au doctorat au Dépar­tement de nutrition, est l’une des auteurs de l’étude. Elle a recensé 24 études épidémiologiques traitant de la relation entre le cancer du sein et différents groupes d’aliments, publiées entre 1997 et 2007.

Voici ses conclusions :

  • Les fruits et légumes auraient un effet préventif plus marqué chez les femmes porteuses de mutations génétiques.
  • Les phytoestrogènes, contenus dans les aliments à base de soya ou de graines de lin, réduiraient les risques de cancer du sein surtout chez les femmes post­-ménopausées.
  • L’effet protecteur des produits laitiers faibles en gras serait attribuable à leur contenu en vitamine D.
  • Les viandes rouges augmenteraient le risque de cancer du sein, surtout si elles sont grillées plu­tôt que bouillies, et en­core plus chez les femmes por­teuses d’anomalies génétiques.
  • Les poissons auraient un effet protecteur contre le cancer du sein. L’effet varie selon l’espèce et son mode de cuisson, à l’exception des poissons contaminés par des métaux lourds ou des pesticides.

Les calories au banc des accusés
Au-delà des aliments eux-mêmes, la quantité totale de calories ingérées par jour pourrait accélérer l’apparition du cancer du sein. Plusieurs études démontrent que celles qui consomment plus de 2 000 calories par jour, qu’elles soient porteuses ou non de mutations génétiques, courraient plus de risques d’être atteintes d’un cancer du sein.

Vishnee Bissonauth rappelle qu’un aliment ne peut provoquer, prévenir ou aggraver à lui seul le cancer du sein. «Par exemple, le fait de manger de la viande grillée au barbecue durant tout un été ne conduit pas immédiatement à la formation d’un cancer. Le cancer du sein est une maladie latente qui prend parfois une dizaine d’années avant de se manifester.»

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