Manger et boire local

Collette Kakuk veut faire de la pole dancing un sport olympique

Elisabeth Braw - Metro World News

La danse à la barre verticale (pole dancing) est-elle sur le point de se débarrasser de sa mauvaise réputation pour devenir un véritable sport? Collette Kakuk, fondatrice de la Pole Fitness Association, fait pression pour que ce type de danse devienne une discipline olympique.

Aujourd’hui, cet art est devenu un exercice complexe et gracieux, et la barre est au cÅ“ur d’un entraînement acrobatique ardu. «Il est difficile pour les gens de se défaire de l’idée qu’ils se font de la danse-poteau. Ils imaginent une femme en talons hauts dansant autour d’une barre verticale dans un club de danseuses où l’alcool coule à flots, explique Mme Ka­kuk. Nous sommes en train de redéfinir cette activité en tant que sport. Nous avons ainsi soumis une demande pour qu’elle fasse partie des Olympiques et si nous y arrivons, nous mettrons définitivement de côté les talons hauts…»

En forme et en santé
L’entraînement de 90 mi­nutes est centré sur l’augmentation du tonus musculaire, l’amélioration de la posture et de la flexibilité et la diminution des tissus adipeux. «Tout est une question de savoir contrôler son corps, sa puissance et sa résistance pendant qu’on tournoie autour de la barre. Lorsqu’on est en mouvement ou dans les airs, il faut être capable de gérer son équilibre et sa stabilité», affirme Mme Kakuk.

Pour elle, la danse à la barre se compare au marathon. «Le corps au complet est impliqué : les bras, le torse, le dos. La plupart des femmes obtiennent une silhouette musclée et deviennent très en forme.» Une session permet de brûler jusqu’à 250 calories et de sécréter de l’endorphine et de la sérotonine, deux antidépresseurs naturels.

Une touche féminine
«La danse-poteau représente un défi émotionnel très im­portant pour les femmes. C’est intimidant, et il faut être très près de sa sensualité. Les femmes se mettent en forme en plus de s’affermir et de perdre du poids. Elles deviennent ainsi plus confiantes et elles sont prê­tes à relever de nombreux défis», précise la profes­seure. À noter : l’élève la plus âgée de Mme Kakuk a 75 ans!

Qu’en est-il des hommes? «Il y a quelques hommes qui suivent mon cours, surtout ceux qui pratiquent l’escalade. Ça les aide à contrôler leur poids et leur équilibre lorsqu’ils montent une paroi. Ça pourrait être comparé à un entraînement sensuel ou gracieux comme le ballet…» dit-elle, songeuse.

Pour plus d’information sur le discipline, visitez le site de la Pole Fitness Association.

Articles récents du même sujet