Manger et boire local

Barcola: Mile-End à l’italienne

Photo: Yves Provencher/Métro

Quand on pense italien, on ne pense pas de prime abord à se rendre dans le Mile-End. Le bistro Barcola nous y invite pourtant avec son menu court, mais efficace.

On aurait presque pu rater le Barcola en marchant sur l’avenue du Parc. Au milieu des nombreux restaurants grecs et des commerces hassidiques, il est situé sur un tronçon assez foisonnant d’activité, en plein Mile-End.

L’endroit est design. Son décor est simple, dans des tons de noir et de bois roux parsemé de pochettes de vinyles de musique sur les murs. Des ardoises présentent le court menu, composé de trois entrées et de trois plats principaux, qui changent tous les jours. De simples feuilles de papier, sur lesquelles figurent le menu et la carte des vins, font en sorte que nous n’avons pas à nous lever ou à nous tordre le cou pour revoir les ardoises.

Comme entrée, une salade composée d’asperges, de burrata et de culatello – une viande semblable au prosciutto – attire notre attention. Notre amour de la burrata est grand. Nos attentes étaient donc peut-être trop élevées, alors que, tout en étant très frais, il lui manque ici le côté crémeux qui peut élever ce fromage à un rang divin. Le reste de l’assiette ne déplaît pas, mais n’est pas mémorable non plus.

Nous avons beaucoup hésité à prendre le risotto. Ce sont plutôt les scialatielli – de longues pâtes, un peu comme des spaghettis dodus – tomatés au homard et aux crevettes qui ont été élus. Le plat est présenté joliment avec la carcasse d’une demi-tête de homard en guise de finition (OK, ça n’a peut-être pas l’air joli décrit de cette façon…). Nous sommes impressionnés par la quantité de ce délicieux crustacé qui se trouve dans notre assiette. Il y a des bons morceaux d’une chair cuite adéquatement. Par contre, les deux crevettes qui complétaient le plat, aussi charnues étaient-elles, nous ont paru bien seules. La sauce tomatée aurait pu être un peu plus épicée, mais elle était goûteuse et d’une texture fort agréable: ni trop claire, ni trop épaisse, elle enrobait les pâtes parfaitement. Un plat à la fois léger et réconfortant, ce qui ne court pas nécessairement les rues.

De l’autre côté de la table, c’est le saumon Acqua Pazza («eau folle») qui fait son chemin. Il était tendre à souhait. Le bouillon un peu huileux se mariait parfaitement aux légumes grillés, et il était difficile de s’empêcher d’aller éponger le surplus avec du pain. Rien de spectaculaire, mais un plat honnête. Beaucoup de réconfort ici aussi.

Et puis… Plus rien. Le service, au départ attentionné, disparaît. Complètement. Nous n’avons plus revu les serveuses à notre table. Le restaurant étant à moitié plein, il est difficile de croire que c’était parce qu’elles étaient trop occupées. Nous avons fini nos verres de vin tranquillement, sans jamais qu’on vienne nous proposer un café ou un dessert. Plutôt décevant sur ce point. Nous quittons donc le resto sans passer au sucré, puisque le temps file et manque, après avoir attendu longtemps. Tristesse.

Notre expérience de souper chez Barcola s’est donc terminée sur une note mitigée. Nous avons trouvé le lieu quand même sympa, mais le service aurait avantage à être plus attentionné. Nous y retournerons sûrement pour essayer les brunchs, qui semblent intéressants, en espérant quelques améliorations.

En résumé

  • L’occasion: Souper ou brunch sans prétention entre amis.
  • L’ambiance et le décor: Design et jazzés (dans tous les sens!)
  • Les prix: Entrées de 10$ à 16$. Plats de 13$ à 20$.
  • Nous avons aimé: La présence toujours bienvenue d’une terrasse, même si celle-ci est située près du trottoir.
  • Nous avons moins aimé: Le service au cours d’une même soirée. Par ailleurs, davantage de choix de vin au verre (blanc et rouge) aurait été apprécié.

Barcola
5607, avenue du Parc

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