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03:01 12 juin 2020 | mise à jour le: 12 juin 2020 à 03:31 temps de lecture: 6 minutes

Critique – The Last of Us Part II

Critique – The Last of Us Part II

Joel et Ellie repartent à l’aventure

Critique réalisée via un code généreusement fourni par Sony Computer Entertainment Canada

7 ans. Il aura fallu attendre 7 ans avant de pouvoir goûter à la nouvelle mouture de The Last of Us. D’une fin de génération de consoles à une autre, Naughty Dog fournit une suite à son jeu encensé par la critique et la majorité des joueurs. Je ne faisais pas partie de ceux-là. En effet, le jeu est arrivé à un moment où les jeux de zombies/infectés étaient partout. Entre 2011 et 2013 pas moins de 31 jeux mettant en scène des bouffeurs de chair humaine sont sortis.

Mais ce n’est pas tout puisqu’on était aussi dans une mode des jeux en binômes. Vous savez ces jeux dans lesquels le protagoniste est accompagné par un autre personnage qui n’est pas soumis aux mêmes règles. Bref, en 2013 j’en avais ras-le-bol. En 2020 ça va beaucoup mieux. Les développeurs se sont calmés avec leurs morts-vivants au point que ça redevienne un sujet pertinent.

Surtout que The Last of Us Part II n’est pas vraiment un jeu de zombies. Comme le premier diront certains. Mais c’est encore plus flagrant dans ce volet. Sans trop en dire pour ne pas vous gâcher les différentes surprises (et aussi parce que SCEC nous a donné des consignes claires), et pour reprendre les mots de son réalisateur, Neil Druckmann: « The Last of Us était centré sur l’amour. La suite est centré sur la haine. » On rajoutera mais pas que.

Comme on a pu le voir dans les différentes vidéos publiées sur le net, Ellie a grandi et s’est affirmée. The Last of Us Part II est une histoire de haine oui mais aussi d’amour, de vengeance, de rédemption. C’est un voyage. Un voyage pour lequel vous n’êtes pas prêt. Je n’étais pas prêt et je commence tout juste à m’en remettre presque une semaine après avoir fini le jeu. C’est intense, surprenant, choquant, gore, triste, touchant. On passe par toute une gamme d’émotions en jouant à The Last of Us Part II.

Toujours plus loin

Si The Last of Us nous avait permis de découvrir un monde dévasté par un champignon, le très réel cordyceps, sa suite va encore plus loin et nous permet d’explorer d’autres parties des États-Unis. On commence le jeu dans la petite ville de Jackson dans le Wyoming dans laquelle vivent Joel et Ellie avant de partir en direction de Seattle dans l’État de Washington avec ses pluies torrentielles.

On a différents moyens de locomotion pour se déplacer dans ces vastes contrées. Le cheval bien sûr mais aussi le bateau arrivé à un certain point dans le jeu. L’eau étant un des éléments centraux. Bien que l’aventure soit très linéaire, surtout au début, on est plus libre de ses mouvements une fois arrivé à Seattle. Même si ça reste limité.

Côté gameplay, il faut toujours faire preuve de subtilité et de furtivité. En tout cas si l’on souhaite économiser ses munitions pour des moments plus opportuns. Le « crafting » est toujours de la partie et est toujours aussi simple à utiliser. Par ailleurs, la majeure partie de l’aventure se joue en solo, sans binôme qui nous accompagne. Mais c’est encore arrivé que je me fasse repérer parce que l’IA était dans mon chemin et ne bougeait pas.

Pour la technique, c’est une véritable réussite. The Last of Us Part II pousse la PS4 dans ses derniers retranchements. C’est déjà fabuleux sur une PS4 normale mais on n’ose même pas imaginer ce que ça donne sur une PS4 Pro. Notons qu’il n’y a aucun temps de chargement hormis lorsque l’on débute ou charge une partie en lançant le jeu. Les transitions entre gameplay et cinématique sont invisibles. On sent que Naughty Dog a dompté la PS4.

Mentionnons également tous les efforts fournis par le studio pour mettre à disposition un maximum d’options d’accessibilités. De la taille des sous-titres à un mode à fort contraste, tout a été pensé pour que le plus grand nombre de joueurs puisse profiter de The Last of Us Part II.

On aimerait pouvoir vous en dire plus mais il faudra attendre la sortie du jeu avant de profiter de notre section spoilers. Car dans un jeu aussi narratif que The Last of Us Part II, parler de l’intrigue c’est déjà gâcher la surprise un peu quelque part. Et tous les joueurs se doivent d’en profiter.

Verdict

Les plus

  • Une aventure de longue haleine
  • Des tonnes de rebondissements
  • Un gameplay soigné
  • L’amélioration des armes
  • Les moyens de transport
  • La bande son
  • Tous les personnages
  • La réalisation technique de haute-volée

Les moins

  • Les combats toujours le point faible du jeu

Note finale

9 / 10

Un texte de Antoine Clerc-Renaud

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