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11:43 27 décembre 2020 | mise à jour le: 27 décembre 2020 à 12:29 temps de lecture: 2 minutes

Un recours collectif intenté contre CD Projekt RED

Un recours collectif intenté contre CD Projekt RED

Le studio polonais CD Projekt RED n’est pas au bout de ses peines : la grogne autour du lancement de Cyberpunk 2077 gagne du terrain. La firme new-yorkaise Rosen Law a déposé un recours collectif contre le studio, évoquant une violation des lois fédérales.

Par voie de communiqué, Rosen Law confirme le dépôt d’une action en justice contre CD Projekt RED S.A. au nom des actionnaires qui ont acheté des titres de la compagnie entre le 16 janvier 2020 et le 17 décembre 2020. Le but du recours est de dédommager les investisseurs floués au cours de cette période.

Le recours collectif vise à obtenir réparation en se fondant sur quatre éléments majeurs :

  • Cyberpunk 2077 était pratiquement injouable sur les consoles de génération PlayStation 4 ou Xbox One en raison d’un nombre incalculable de bogues;
  • Par conséquent, Sony a retiré Cyberpunk 2077 du PlayStation Store, obligeant Microsoft, Sony et CD Projekt RED à offrir des remboursements pour le jeu;
  • Ces fautes ont causé un préjudice moral et matériel à CD Projekt RED;
  • Au final, les propos de CD Projekt RED au sujet de son business, de ses opérations et de ses pronostics étaient frauduleux, trompeurs et/ou n’étaient pas fondés sur une base raisonnable en toute circonstance. Lorsque les vrais détails ont fait surface, les investisseurs ont subi des pertes.

L’ironie du sort

Un tel dénouement dans la saga Cyberpunk 2077 n’est pas si surprenant. Ironiquement, ce sont les mêmes investisseurs qui ont en toute vraisemblance forcé la main de CD Projekt RED pour livrer un jeu incomplet. J’ai rarement vu un jeu ne pas remplir ses promesses et se moquer ainsi de ses fans, ce qui explique en partie ma critique cinglante à son égard.

En moins d’un mois, la valeur boursière de CD Projekt RED a fondu de près de 50 %.

Malgré tout, CD Projekt RED a vendu plus de 13 millions de copies du jeu. À elles seules, les précommandes ont remboursé la totalité des coûts liés au développement et au marketing. C’est à se demander si ce n’était pas un risque calculé. Par contre, la bonne réputation du studio s’est à jamais envolée, et ça, ça n’a pas de prix…

Un texte de Michael Bertiaux de Jeux.ca

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