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16:38 2 avril 2019 | mise à jour le: 2 avril 2019 à 16:38 Temps de lecture: 2 minutes

Se préparer à un environnement francophone

Se préparer à un environnement francophone
Photo: Photo: Gracieuseté

Le collège John Abbott est devenu le premier cégep anglophone à recevoir une subvention de l’Office québécois de la langue française (OQLF), en février, alors qu’un programme visant à favoriser l’intégration des étudiants non francophones dans des milieux de travail au Québec a été initié.

Éventuellement, quelque 400 étudiants des programmes techniques participeront à ce projet subventionné à 75% par l’OQLF. Les ateliers offerts sont conçus pour aider les étudiants à se préparer à un stage en entreprise. La nature des ateliers variera selon le programme et les besoins des étudiants.

«Les étudiants en techniques d’intervention en délinquance ont besoin d’aide en français oral, non seulement pour travailler dans un milieu francophone, mais avant tout pour leur stage. Les étudiants en techniques de la documentation nécessitent à la fois un support écrit et oral», précise la conseillère en communication et relations avec les médias, Debbie Cribb.

Les entreprises qui accueilleront les étudiants en stage collaboreront en rendant compte des progrès des étudiants en français et de leur capacité à fonctionner dans un environnement francophone. Leur rétroaction aidera le collège à mieux adapter ses ateliers.

Plusieurs mois seront nécessaires au développement des premiers ateliers. «Nous espérons que les étudiants du programme de soins infirmiers pour professionnels éduqués à l’étranger participeront à nos ateliers de francisation d’ici cet été. À l’automne, nous commencerons à adapter des ateliers pour les étudiants d’autres programmes, tels que technologie de la production pharmaceutique et techniques de l’informatique», indique-t-elle.

Obstacle
La maîtrise du français peut constituer, pour les non-francophones, un obstacle important à la rétention: incapables d’intégrer un milieu de travail francophone, ou du moins incertains quant à leur réussite professionnelle dans un tel milieu, une partie des étudiants préfèreraient quitter la province.

Selon des données produites par le ministère du Conseil Exécutif en 2011, le taux de rétention des diplômés anglophones nés au Québec et ayant obtenu un diplôme d’études postsecondaire inférieur au baccalauréat universitaire n’est que de 56,5%, comparativement à 97% pour les francophones.

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