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Mesures préventives réclamées à L’Île-Bizard

Mesures préventives réclamées à L’Île-Bizard

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Des dizaines de résidents de L’Île-Bizard – Sainte-Geneviève ont manifesté devant la mairie d’arrondissement afin de réclamer l’ajout de mesures préventives pour se protéger d’inondations futures.

Portant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire des slogans tels que «sauvez nos maisons» ou «il faut que ça bouge», les manifestants se sont ensuite rendus devant la salle Madeleine-Lahaye, où devait se tenir une séance du conseil d’arrondissement un peu plus tard, le 3 septembre.

Plusieurs des participants réclament notamment qu’une digue soit aménagée le plus tôt possible à l’extrémité des rues Jean-Yves et Paquin dans le parc Sacré-Cœur, au sud de L’Île-Bizard. Un tel ouvrage avait été réalisé de façon temporaire au printemps lors de la crue des eaux.

«Si on pouvait construire une digue d’avance en octobre, pendant que les mesures permanentes sont évaluées, on éviterait d’être à la course et de démolir les terrains des gens l’année prochaine. Il faut juste se préparer maintenant pour ne pas qu’au printemps, on ait des problèmes», souligne Simon Authier, un des organisateurs de la manifestation.

Ce dernier revendique du financement de Québec pour des mesures de mitigation. Il est d’avis que le gouvernement est responsable de la lenteur du processus d’aménagement de mesures préventives permanentes.

«L’arrondissement veut en faire plus, mais la règlementation ne le permet pas», explique-t-il.

Critiques
Résident de l’île Mercier, Pier-Luc Cauchon observe que « rien ne bouge à la Ville». Il accuse l’administration Marinacci de ne pas chercher à obtenir des outils comme des subventions provinciales et fédérales.

«Ils ont rencontré les résidents des rues les unes après les autres pour connaître leurs demandes, il y a plusieurs mois. Mais rien n’a avancé concrètement dans aucune des rues. L’arrondissement a fait des demandes pour certaines rues, mais il y a d’autres choses sur lesquelles ils pourraient faire des démarches et qui n’avancent pas», souligne-t-il.

Comme plusieurs autres résidents de la rue Joly, Pascal Laniel réclame qu’une digue soit construite à l’arrière de leurs propriétés situées dans un marais.

«Depuis 2017, le maire nous propose une digue permanente, mais rien ne se passe. Il nous demande ce qu’on veut et ne sait même pas où se lancer. Rien n’aboutit. On pourrait être encore dans le trouble au printemps. Le maire ne fait rien. Il retarde. On est déjà rendu en septembre. Il sera bientôt trop tard pour faire quelque chose [avant l’hiver]», explique-t-il.

Le maire Marinacci prévoit lancer ce mois-ci une opération de nettoyage des fossés de la rue Joly. Il compte ensuite étudier la possibilité d’ériger un mur protecteur, une éventualité qui demandera une analyse approfondie, la rue étant aménagée en forme de «cuvette».

«On va regarder les égouts pluviaux, tout ce qui se passe en dessous et comment mettre des clapets aux bons endroits. Mais est-ce qu’on peut mettre une digue de chaque côté? Est-ce que ça va affecter le restant de la population? Faut-il mettre une digue sur le bord de l’eau et aussi de chaque côté ?», se demande-t-il.

M. Marinacci souligne qu’à la suite de consultations réalisées avec des citoyens de neuf secteurs affectés par les inondations, l’arrondissement en serait à chercher un analyste qui pourrait aider à étudier les solutions proposées. Il ne s’est pas commis à un échéancier précis pour l’aménagement de mesures temporaires ou permanentes.