Ahuntsic-Cartierville
05:00 5 février 2021 | mise à jour le: 8 février 2021 à 15:03 temps de lecture: 4 minutes

Le vélo à l’assaut de l’hiver

Le vélo à l’assaut de l’hiver
Photo: Josie DesmaraisDes pistes cyclables déneigées à Montréal comme celles du REV ont encouragé plus de personnes à pratiquer le vélo d’hiver.

L’aménagement de nouvelles pistes déneigées a donné des ailes aux pratiquants du vélo d’hiver. Pour démontrer l’importance de ces voies, ils organisent une manifestation pour inaugurer la version hivernale du Réseau express vélo (REV).

Le 20 février, les cyclistes espèrent qu’ils seront aussi nombreux qu’ils l’ont été à l’automne quand ils ont manifesté pour préserver les voies actives et sécuritaires (VAS). «Nous voulons démontrer que le vélo d’hiver est un mode de placement facile et commun et qu’il y a une communauté autour de cela», indique une des organisatrices de l’événement, Lëa-Kim Chateauneuf.

Leur point de départ est le Carré Saint-Louis. Les participants longeront la rue Saint-Denis sur la voie du REV, puis ils se rendront devant l’hôpital Maisonneuve-Rosemont par la rue de Bellechasse, pour saluer les professionnels de la santé.

«Cet événement est aussi une opportunité pour rencontrer des gens qui font du vélo en hiver et partager [avec eux] des connaissances», convient le propriétaire de l’entreprise Bruno Vélo et coorganisateur de la manifestation, Bruno Lequenne.

Sécurité

Pour ce passionné qui loue des bicyclettes et offre des visites guidées de Montréal, peu importe la saison, il ne fait aucun doute que le nombre d’adeptes en hiver est en progression.

Les pistes cyclables dédiées et déneigées comme le REV ont encouragé plus de monde à pédaler dans la «sloche». L’exemple le plus parlant, ce sont les parents qui transportent leurs enfants à vélo, selon M. Lequenne.

«En offrant un corridor déneigé et sécurisé, on a pu permettre à un père de famille de déposer son enfant à la garderie avant d’aller travailler en bicyclette», illustre-t-il.

Pour lui, ce sont les mêmes personnes qui en faisaient en été et qui se sentent plus à l’aise de le faire en hiver.

«La raison principale est que cela offre un espace sécuritaire pour faire du vélo en ville», observe-t-il.

Sur la route, en plus de partager la chaussée avec les automobiles, le cycliste doit faire attention aux trous et à la glace sous la neige.

«Les gens disent à la blague qu’on assiste à un coming-out de cyclistes d’hiver», confie Mme Chateauneuf, qui est aussi administratrice de la page Facebook Vélo d’hiver Montréal.

Facile

Pour pédaler sous la neige, il suffit d’un pantalon de neige lorsqu’il fait très froid et des lunettes de ski quand on roule vite. Il est bien entendu recommandé de porter un casque et des vêtements pour la saison.

«En fait, c’est assez simple de faire du vélo d’hiver. On a déjà tout sous la main», relève Lëa-Kim Chateauneuf.

Il y a également lieu de faire quelques ajustements sur la bicyclette. «Le plus important, c’est de poser des roues avec des crampons qui sont un peu plus accrochant et valider ses freins», conseille M. Lequenne.

Les conditions climatiques extrêmes peuvent aussi avoir un effet sur la mécanique, si le vélo reste dehors. Le sel et les petits cailloux sur la route peuvent endommager les dérailleurs.

«Les gens doivent penser aussi à installer des garde-boues qui permettent d’arriver à destination dans un état présentable», signale Mme Chateauneuf.

Cette démocratisation du vélo d’hiver a aussi brisé l’image du cycliste athlétique, équipé pour les Jeux olympiques, qui traverse la route et les éléments à toute vitesse.

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