Dans un environnement propice au recueillement, au sous-sol de l’église Saint-Joseph-de-Bordeaux, des fidèles de la paroisse Sainte-Famille-de-Bordeaux-Cartierville et des membres de la communauté rwandaise ont formulé des intentions à l’égard de Clémence et de sa famille éprouvée par le drame.
«C’est tout un choc et tout un soulagement pour la famille, a affirmé une amie de la mère de Clémence dans le local de l’organisme où jouait l’Ave Maria de Schubert. Au moins, ils vont faire leur deuil. Rester dans l’ignorance tout le temps, c’est difficile.»
Gratien Rudakubana de la communauté rwandaise aussi présent à la rencontre a affirmé que sa communauté a des défis à relever au niveau de l’intégration.
«Il y a des défis que la communauté a continuellement mis de côté et il va falloir les affronter si on ne veut pas avoir à faire face à des situations de plus en plus difficiles», a exprimé cet ingénieur de formation qui a mis plusieurs années à s’intégrer.
La rencontre, qui au départ devait être une soirée d’information sur les démarches entreprises par le Service de police de la Ville de Montréal depuis la disparition de Clémence, a pris une autre tournure quand la découverte du corps de la jeune femme de 26 ans a été annoncée.
En solidarité avec la famille qui vivait son deuil dans l’intimité le même soir, le Carrefour a quand même tenu un moment de recueillement.
Rappelons que le 11 janvier en soirée, Clémence Umugwaneza avait quitté la résidence familiale pour prendre l’air. Avant de sortir, elle avait seulement pris son manteau, son foulard et son iPod. Clémence n’avait pas son sac à main. Elle avait l’habitude de faire de longues marches.