Arrivée à Montréal en 1965, Mme Ayas, égyptienne d’origine, a d’abord été bénévole puis administratrice, avant d’être présidente de l’organisme.
«Le bénévolat, ça fait partie de mon caractère, a-t-elle indiqué dans le petit local de l’Entraide sur la rue Victor-Doré, à Bordeaux-Cartierville. Petite j’étais membre d’Âmes vaillantes, un mouvement qui était populaire dans les écoles chrétiennes en Égypte. Le bénévolat, c’est quelque chose que j’aime faire.»
Qui dit femme dit souvent responsabilités familiales. Lorsque les enfants de Mme Ayas étaient jeunes, elle était administratrice au sein du conseil. «Quand mes enfants ont grandi, j’avais plus de temps. Mon contact avec le monde extérieur m’envoyait des signaux. Je parlais beaucoup et on me confiait des responsabilités.»
Au service des immigrants
Dès sa nomination à la tête du conseil en 1998, Claudie Ayas a réorienté avec l’équipe la mission de l’organisme, en plus de lui donner un nouveau nom.
Auparavant nommée Société d’aide aux immigrants du Moyen-Orient au Canada, l’organisme fondé en 1964 est devenu l’Entraide Bois-de-Boulogne. L’accent a alors été mis sur l’intégration des deuxième et troisième générations d’immigrants. Des activités intergénérationnelles et des colloques pour les jeunes ont commencé à s’organiser.
«Donner des paniers de nourriture ou aider à trouver un logement, c’est important, mais dans les années 1990, il y avait d’autres organismes qui le faisaient. Et ils le faisaient bien. À partir de ce moment-là, on a mis l’accent sur l’intégration harmonieuse dans la société. Pour nous, lorsqu’un citoyen se sent intégré à part entière, qu’il adopte et connaît la culture, il s’enrichit.»
Femme d’esprit
Grâce à son ouverture d’esprit et son esprit de partage, Claudie Ayas a même engendré la création du comité des femmes professionnelles.
«En 2002, une dame ingénieure à Hydro-Québec est venue nous dire: « On aide nos enfants, on aide nos parents, mais qui s’occupe de nous? »»
C’est ainsi qu’est né le comité des femmes professionnelles. Il se réunit trois fois par année. Il aborde notamment des thèmes touchant la santé physique et mentale de la femme et de ses proches, ainsi que les relations familiales.
Somme toute, pour Claudie Ayas, l’Entraide est un organisme nécessaire et louable, «d’autant plus qu’il est géré par des bénévoles.»
«L’Entraide s’est fait un nom. Il y a le poids de l’âge: 48 ans c’est tout un bail! L’organisme est présent depuis toutes ces années et ça va continuer», conclut-elle.
L’Entraide, présent depuis près de 50 ans
– Fondé en 1964, l’Entraide Bois-de-Boulogne facilite l’intégration des immigrants du Moyen-Orient.
– En plus des colloques, l’Entraide propose des sorties culturelles visant à faire découvrir le patrimoine québécois, ainsi que des cafés-rencontres pour les aînés. L’organisme opère également un projet d’aide aux devoirs et organise des visites dans des résidences pour personnes âgées.