Ahuntsic-Cartierville

Marie-Josée Leroux à la conquête de la poésie

La poète et sculpteure cartiervilloise Marie-Josée Leroux vient de publier à compte d’auteur «Transmutation», un recueil de poésie, fruit de sa quête de sens. Après s’être investie intensément dans la sculpture sur pierre au cours des cinq dernières années, celle qui a travaillé en communications et en relations publiques, plonge maintenant dans l’univers de l’écriture. Sans mettre de côté sa première passion.

Le manuel est divisé en quatre chapitres correspondant aux forces naturelles, soit l’eau, l’air, la terre et le feu. Il présente 39 poèmes écrits avec passion dans les années 1990. Le souffle et les sonorités marquent.

«C’est un ami pianiste, Didier Chasteau, à qui j’ai récemment récité quelques vers, qui m’a dit: « Il faut absolument faire quelque chose avec ces textes »», lance Marie-Josée Leroux dans la pièce servant de bureau de sa maison du boulevard Gouin.

Après la mise en musique des poèmes, Mme Leroux a décidé de publier ses textes dans un recueil. Le tour était joué. Le duo est maintenant parti pour une série de spectacles où textes poétiques et piano se marient bien.

Le lancement du recueil s’est fait en février dans le cadre d’une exposition d’œuvres d’artistes lors de la Nuit blanche du Festival Montréal en Lumière.

Répondre à une quête

Autant en poésie qu’en sculpture, l’artiste est inspirée par les questions existentielles. Pour l’artiste, travailler la pierre est une façon de graver son passage. Quant à l’écriture, elle représente une autre manière de répondre à une quête. «Mon passage, il faut qu’il serve à quelque chose, partage la poète assise confortablement dans un fauteuil recouvert d’une couverture blanche. Je ressens une nécessité de marquer le temps. Je ne fais que passer. Je dois actualiser mon potentiel, je n’ai pas le choix.»

La poète a à son actif plusieurs productions littéraires, dont un spectacle de chansons et de poésies qu’elle a présentées sur des petites scènes de Montréal. En 1995, elle a également offert des performances poétiques.

Engagée dans le travail de la pierre depuis 2006, la sculpteure a réalisé une quinzaine d’œuvres. La plupart représentent des images archétypales prenant la forme d’êtres étranges, parfois de dieux et de déesses. La couverture du recueil de poésie présente d’ailleurs Innana-Ishtar, déesse sumérienne de l’amour et de la fertilité. Dix autres œuvres de l’artiste parsèment le bouquin.

En 2011, Marie-Josée Leroux a reçu un prix du Salon de la Société nationale des beaux-arts de Paris pour sa sculpture «Le Verseau».

«Transmutation» est disponible chez Renaud-Bray.

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