Hochelaga-Maisonneuve

Port de Montréal: «ras le bol» du bruit des alarmes

Photo: Archives TC Media

Les résidents habitant à proximité du Terminal Viau du port de Montréal vivent des nuits difficiles. Depuis plusieurs jours, ils doivent composer avec le bruit strident des alarmes et sirènes émanant des activités de manutention des conteneurs de l’entreprise Termont.

Sur les médias sociaux, les plaintes citoyennes se multiplient. La situation est infernale, ont aussi souligné plusieurs résidents qui ont assisté à la rencontre d’information du 31 mai organisée dans le cadre du Droit d’initiative lié à l’implantation d’une Cité de la logistique dans l’arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve.

Ils sont régulièrement réveillés au beau milieu de la nuit. Le sommeil de leurs enfants est fréquemment perturbé. La situation est intenable, selon eux.

«Le nombre de plaintes a considérablement augmenté dans les derniers jours, reconnaît Daniel Dagenais, vice-président aux opérations au port de Montréal. Des inspecteurs sont dépêchés pour prendre des mesures et identifier la source des nuisances.»

La cause des doléances citoyennes est le bruit des sirènes installées à la cime des grues qui transfèrent les conteneurs des bateaux sur des wagons de train. Ces alarmes visent à assurer la sécurité des travailleurs dans leurs opérations, mais leur son se fait entendre à quelques kilomètres.

M. Dagenais assure qu’il travaille de concert avec le locataire et exploitant du terminal, la compagnie Termont, pour trouver des solutions.

«Il y a des enjeux de sécurité à prendre en compte, mais il serait peut-être possible de diminuer la hauteur des alarmes ou d’en modifier légèrement leur angle pour que la diffusion du bruit soit moins incommodante pour les citoyens.»

D’autres options sont aussi étudiées, dont la possibilité de créer un mur de conteneurs pour atténuer le bruit ou encore d’installer des alarmes à «bruit blanc», un son moins strident que les alarmes conventionnelles.

Rencontre au sommet
La députée fédérale de Hochelaga et son équipe travaillent depuis quelques mois sur un plan global pour améliorer la cohabitation entre le port de Montréal et ses voisins.

Le document traite principalement de trois axes d’intervention: la réduction des nuisances, l’implantation d’une zone tampon et l’accès physique et visuel au fleuve. Il est le résultat de diverses recherches.

«Dans plusieurs villes portuaires, des moyens ont été mis en place pour faciliter le mieux vivre ensemble et ça fonctionne. Il s’agit de solutions concrètes dont pourrait s’inspirer le port de Montréal», croit Mme Boutin-Sweet.

Une rencontre est d’ailleurs prévue la semaine prochaine entre la députée et Sylvie Vachon, présidente-directrice générale du port de Montréal, pour lui présenter ledit plan.

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