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Une initiative citoyenne pour contrer la surutilisation du plastique

Une initiative citoyenne pour contrer la surutilisation du plastique
Photo: Deposit PhotosLes membres derrière le groupe déplorent le suremballage et la surutilisation de plastique dans les différents commerces du quartier.

Le groupe Facebook « Hochelaga-Maisonneuve sans plastique », créé il y a près de deux mois, compte maintenant plus de 600 personnes. Ensemble, ils veulent faire pression sur les commerçants du quartier afin que ceux-ci adoptent des mesures écologiques en ce qui a trait à l’emballage des produits.

C’est en avril dernier que Galadrielle Major-Bessone a décidé de démarrer le groupe, quelques mois après avoir emménagé dans le quartier.

Habituée dans son ancien quartier à fréquenter le marché Jean-Talon, où plusieurs items sont offerts en vrac, elle était étonnée que ce ne soit pas le cas au marché Maisonneuve.

« Je suis arrêté à la fruiterie du marché, car je trouvais que l’emballage était abusif. En fait, je ne trouvais rien qui n’était pas emballé de plastique », raconte la fondatrice et membre du comité des administrateurs du groupe Hochelaga sans plastique.

Elle explique qu’elle a manifesté son mécontentement à maintes reprises sur place, sans succès. C’est après avoir remarqué que d’autres résidents se plaignaient du même problème sur le groupe Facebook « Hochelaga MON quartier » qu’elle a décidé de créer un groupe spécifiquement pour cet enjeu.

« Les gens se sont greffés au groupe rapidement. On est rendus plus de 600 », explique-t-elle. Ensemble, leur but est de faire pression au marché Maisonneuve, mais aussi dans tous les commerçants du quartier.

Éventuellement, ils voudraient faire la tournée des commerces du quartier, parce que la question du plastique ne s’arrête pas seulement aux fruits et légumes.

Réaction des commerçants
Leur ténacité a porté fruit, car la pression a fonctionné sur certains commerçants. Entre autres, la fruiterie du marché Maisonneuve, Les Jardins Dauphinais, qui a adopté un système d’humidification.

« Il y a encore du travail à faire, mais ils ont compris nos demandes », admet Galadrienne Major-Bessone. Sans nommer de noms, elle dit que d’autres commerçants en particulier ont été ciblés par le groupe.

« On n’est pas là pour se faire des ennemis. Ce qu’on veut, c’est trouver des solutions à court, moyen et long terme. On sait que la réalité n’est pas la même pour tous les commerçants, surtout les plus petits. On veut que les commerçants deviennent nos alliés. » -Galadrielle Major-Bessone, résidente d’Hochelaga.

D’autres fruiteries et commerçants ont eux-mêmes approché le groupe afin de trouver des solutions.
Une fois que le groupe sera plus établi, le comité des administrateurs du groupe « Hochelaga-Maisonneuve sans plastique » aimerait aller à l’arrondissement, pour qu’eux aussi « embarquent dans le projet. » « Ça serait le fun si notre arrondissement était le premier à couper volontairement le plastique », mentionne la fondatrice.

Sensibilisation
À ses yeux, ce n’est pas un problème propre à Hochelaga-Maisonneuve. Elle croit au contraire que la clientèle du quartier est de plus en plus conscientisée au problème, que ses préoccupations sont en train de changer. « On en parle de plus en plus, du suremballage. »

D’ailleurs, elle croit que les résidents ont aussi leur part à faire, au-delà des commerçants. Elle soutient que les gens ne doivent pas avoir peur de manifester leur mécontentement, c’est ce qui fera bouger les choses. « Il faut briser les habitudes dans lesquelles on est pris depuis si longtemps », conclut-elle.