13:00 24 septembre 2019 | mise à jour le: 8 juin 2021 à 11:32 temps de lecture: 3 minutes

Transport et décontamination : les clés du développement de l’Est

Transport et décontamination : les clés du développement de l’Est
Photo: Elena Broch / L'Avenir de l'est

Doter l’Est de transports collectifs et décontaminer les sols. Voilà les dossiers prioritaires de quatre candidats aux élections fédérales des circonscriptions de la Pointe de l’Île, d’Hochelaga et de d’Honoré-Mercier qui ont croisé le fer lors d’une soirée d’échanges organisée par la Chambre de commerce de l’est de Montréal.

Lundi 23 septembre, à Hochelaga, dans la galerie d’art Golden Crab, ils étaient quatre derrière les pupitres : Soraya Martinez-Ferrada, candidate libérale de la circonscription d’Hochelaga, Chu Anh Pham, néodémocrate d’Honoré-Mercier, Mario Beaulieu, actuel député bloquiste et Robert Coutu du parti conservateur, tous deux pour la Pointe de l’Île.

Ces candidats ont discuté des enjeux de l’est de Montréal, secteur qu’ils regrettent, à l’unanimité, oublié des politiques publiques : « En quinze ans, rien n’a été fait pour Montréal Est », martèle Robert Coutu, maire de Montréal-Est. Pour tous, le développement économique de l’Est ne pourra se faire sans un réseau de transports performant. Cela permettrait, selon les candidats, de favoriser l’implantation d’entreprises et d’attirer des travailleurs dans l’Est.

Un tramway ? Un réseau express métropolitain comme il est prévu du nord au sud d’ici 2021 ? L’extension de la ligne bleue ? Ce qui est sûr, c’est que les politiciens, comme les citoyens l’attendent : «Quand j’étais au primaire, j’attendais déjà la ligne bleue. Mon fils l’attend lui aussi. C’est un projet qui aurait dû se faire depuis bien longtemps », déplore la candidate pour le Nouveau parti démocratique à Hochelaga.

Pour le candidat bloquiste Mario Beaulieu, il s’agira de « laisser Québec être main d’œuvre sur ce sujet (…) et d’aller chercher des fonds pour les transports ». Ottawa a annoncé en juillet dernier vouloir investir 1,3 G$ pour cette ligne bleue, cela pourrait laisser entrevoir le bout du tunnel pour les citoyens de l’Est.

Décontaminer les sols, une autre priorité
Consensus général ici aussi à propos de la décontamination des sols de l’Est, une préoccupation majeure des candidats, et pour cause, selon Robert Coutu (PCC), cette contamination engendrerait « la perte de 2000 emplois ». Même si la candidate libérale Soraya Martinez-Ferrada salue l’action du maire de Montréal Est pour la première phase de décontamination, il s’agit pour elle d’être « plus agressif en termes d’environnement (…) si on ne décontamine pas, cela freinera les enjeux socioéconomiques ».

D’ailleurs pour Chu Anh Pham (NPD), qui promet une aide à la décontamination dont les montants doivent être encore réfléchis, « les 200 millions de dollars [promis par le gouvernement Legault] ne devraient pas être suffisants ».

Cette décontamination, à l’instar des transports, pourrait ramener des citoyens dans ce secteur, « il faut arrêter de voir ce secteur comme des raffineries, ce n’est pas non plus un endroit pour voir d’énormes projets industriels, il faut que cette zone attire des projets pour devenir un lieu de vie, comme lorsque le Cirque du soleil est venu s’installer ».

L’élection fédérale qui se déroulera le 21 octobre, à en croire les préoccupations de ceux qui pourraient siéger à la Chambre des communes, devrait être déterminante pour l’est de Montréal.

 

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