Hochelaga-Maisonneuve
09:44 7 mai 2020 | mise à jour le: 7 mai 2020 à 15:17 temps de lecture: 2 minutes

Vaincre l’ennui, un coup de crayon à la fois

Vaincre l’ennui, un coup de crayon à la fois
Louise Lincourt a l’habitude de s’installer dans sa voiture pour dessiner le quartier Hochelaga-Maisonneuve.

Pour vaincre l’ennui du confinement, la résidente d’Hochelaga Louise Lincourt s’est donné l’objectif de dessiner chaque jour en s’inspirant de son quotidien et de son quartier.

Depuis la mi-mars, Mme Lincourt a réalisé plus d’une cinquantaine de dessins, principalement à l’aquarelle. «Chaque jour, je dessine et j’écris quelque chose dans un journal de confinement, dit-elle. Je suis rendu au carnet numéro trois.»

Quand la température est clémente, elle se promène à pied et se campe dehors pour dessiner. «Cet hiver, il faisait froid ou il pleuvait, alors je m’installais dans mon auto, raconte-t-elle. Je fais un peu de repérage de cette façon-là aussi parce que le quartier est grand.»

C’est surtout pour trouver les journées moins «longues» et «ennuyantes» que Louise Lincourt s’est donné ce «défi». «Je dessine tout le temps, mais là je me force et je me discipline à le faire chaque jour», explique celle qui a étudié en aménagement intérieur.

La ruelle verte d’Orléans dessinée par Louise Lincourt

Le quartier et le quotidien comme inspiration

Louise Lincourt affirme ne pas vouloir se limiter aux éléments «chics» du quartier Hochelaga-Maisonneuve, comme les bâtiments municipaux ou le marché. Au contraire, elle préfère dépeindre le quotidien.

Les sacs d’épicerie, les fils électriques, les travaux de construction, les dépanneurs ou les ruelles : tout est une source d’inspiration pour la dessinatrice. «Ce matin, je faisais le ménage et je me suis dit : tiens, je vais dessiner les bouteilles de nettoyant, la moppe et le balais», raconte Mme Lincourt.

L’artiste fait partie de la communauté mondiale de dessinateurs «Urban Sketchers» qui rassemble autant des professionnels que des amateurs, . «On se réunit entre amis pour dessiner la ville, explique-t-elle. Et une fois par deux ans, le groupe vient dans Hochelaga-Maisonneuve.»

Je me donne toujours un peu des défis, donc c’est intéressant de voir la progression.

-Louise Beaupré Lincourt, citoyenne de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve

La place Gennevilliers-Laliberté dessinée par Louise Lincourt

 

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