Hochelaga-Maisonneuve
17:48 26 août 2020 | mise à jour le: 26 août 2020 à 17:48 temps de lecture: 3 minutes

Une quincaillerie d’Hochelaga fête ses 100 ans

Une quincaillerie d’Hochelaga fête ses 100 ans
La quincaillerie a 100 ans cette année. Voici, une photo d’époque.

Installée sur la rue Ontario depuis 1920, la quincaillerie Grégoire est tenue depuis trois générations par des femmes. Delphine Grégoire, la patronne actuelle, en raconte un peu plus sur ce magasin historique de la rue.

C’est son grand père, Joseph-Raphaël Grégoire qui a installé la quincaillerie au 3605 de la rue Ontario, dans un immeuble du début des années 1900. «Il travaillait aux Shop Angus et a développé des aptitudes pour la gestion d’équipe et voulait être à son compte», explique Delphine Grégoire.

À cette époque et jusque dans les années 1960, la quincaillerie embauchait jusqu’à 25 employés. «C’était un grand comptoir, tout était dans des tiroirs, les clous et les vis étaient vendus au poids, la peinture arrivait en poudre et des employés devaient la mélanger, on est loin des paquets tout prêts d’aujourd’hui», raconte Mme Grégoire.

Des femmes aux commandes de la quincaillerie

À la suite de Joseph-Raphaël Grégoire, c’est son fils qui a repris l’affaire familiale. C’est là que les femmes de la famille Grégoire ont commencé à s’imposer dans la quincaillerie.

«J’avais ma tante Monique qui était impliquée dans l’entreprise, puis sa sœur Hélène est venue travailler avec mon père, elle a pris le relais sans être propriétaire, puis ma mère a racheté, et puis moi ensuite, il y a 10 ans».

La quincaillerie, pendant longtemps était un monde exclusivement masculin, souligne Delphine Grégoire. «J’ai connu des gens misogynes, oui, mais j’ai connu plus de gens qui m’ont poussée à être là où je suis, et c’est ça que je retiens», lance-t-elle, incitant toutes les jeunes femmes à poursuivre leurs rêves de carrière.

Avant de devenir patronne, Delphine Grégoire travaillait déjà dans la quincaillerie, service à la clientèle, livraison, déchargement des camions, «j’ai occupé tous les postes possibles», dit-elle. Car selon elle, «c’est important, parce que on peut pas venir travailler avec une équipe si on ne sait pas ce qu’ils font!»

Pourtant, elle a hésité quelques années avant de reprendre l’affaire. Mais c’est la volonté de faire perdurer l’héritage et «les valeurs familiales que mon grand-père avait fondées» qui l’a finalement poussée à franchir le pas.

Changement de bannière

La quincaillerie Grégoire qui embauche huit employés, change d’enseigne. Ce sera désormais sous la bannière BMR qu’elle opèrera. «J’ai voulu aller vers eux pour leurs valeurs de coopérative et car c’est un groupe québécois, c’est important le local, surtout avec ce qu’on vit aujourd’hui», pense Delphine Grégoire.

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