Hochelaga-Maisonneuve
17:06 10 septembre 2020 | mise à jour le: 10 septembre 2020 à 17:14 temps de lecture: 3 minutes

MHM: collecte étendue pour les matières organiques

MHM: collecte étendue pour les matières organiques
Photo: Archives/Métro

Deux secteurs de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve (MHM) étendent la collecte des résidus alimentaires aux immeubles de 9 logements et plus, ainsi qu’aux institutions, commerces et industries dont la génération de matières résiduelles est similaire au secteur résidentiel.

Au total, cela concerne 1300 unités d’habitation et 145 commerces.

Les immeubles se situent au nord de la rue Sherbrooke et à l’est de l’autoroute 25. Le second secteur est délimité à l’ouest par l’avenue Rougemont, au nord par l’avenue Souligny, à l’est par l’autoroute 25 et au sud par le fleuve Saint-Laurent.

«Une excellente nouvelle», dit le maire

Le maire de l’arrondissement, Pierre Lessard-Blais, se réjouit de cette «excellente nouvelle», et ce, dans un contexte où Mercier-Hochelaga-Maisonneuve a fait pâle figure en 2019 avec un taux de récupération de résidus organiques de 22%, soit 4987 tonnes.

Si ce résultat était meilleur que celui de Montréal-Est (12%) ou de Ville-Marie (8%), il demeurait bien loin des résultats affichés par l’Ouest de l’Île : de 61 % de taux de récupération pour Pointe-Claire à 73 % pour Senneville.

L’an passé, seuls cinq territoires sont parvenus à atteindre la cible gouvernementale d’une valorisation de 60% des matières organiques par le compostage et la biométhanisation, souhaitée d’ici 2025.

«Je suis fier d’intégrer cette collecte dans notre secteur, déclare M. Lessard-Blais. L’enjeu environnemental est une priorité de société. On le sait : si on ne modifie pas drastiquement notre consommation, nous allons droit dans le mur.»

Pour lui, il est clair que la gestion des résidus alimentaires fait partie de la transition écologique qui doit être menée. Rappelons que la Ville vise une collecte de 100% des déchets organiques d’ici 5 ans dans ce type d’immeubles.

Des défis logistiques… et des préjugés

La mesure réjouit également l’équipe de l’Éco-quartier de l’arrondissement, dont la mission est d’implanter un programme d’action et d’éducation environnementale dans les milieux locaux.

«On est très contents, 2025 arrive vite!», a indiqué à Métro Alicia Fortin-St-Gelais, chargée de projets au sein de l’organisme Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur, mandataire des programmes de l’Éco-quartier de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.

Toutefois, cela n’empêche pas certains propriétaires de s’inquiéter pour des questions logistiques : salubrité des locaux, odeurs, espace insuffisant pour mettre les bacs, etc. Et ce, alors que la Covid a déjà imposé plusieurs mesures à leurs immeubles.

«Ils craignent d’ajouter cela en plus», explique Alicia Fortin-St-Gelais.

D’autres encore entretiennent certains préjugés : la collecte va venir modifier leur régime alimentaire ou va se révéler trop compliquée à implanter chez eux.

Le maire tient à les rassurer. «Il faut garder en tête que ce n’est pas l’arrivée du compostage qui va changer les habitudes alimentaires des gens. Ça va juste changer leur façon de trier les déchets qu’ils produisent déjà. Et je peux vous dire qu’au sein d’une famille de 5 personnes, ça se gère très bien!»

La Ville a commencé la distribution des bacs mardi 8 septembre. Parmi, les matières qui peuvent y être déposées, on trouve les aliments crus, cuits ou avariés, ainsi que le papier ou le carton souillés.

Le compost montréalais permettra non seulement de nourrir les sols et le biogaz mais de diminuer nos émissions de gaz à effet de serre

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