Hochelaga-Maisonneuve
16:44 2 mars 2021 | mise à jour le: 2 mars 2021 à 16:44 temps de lecture: 4 minutes

Hochelaga: taux d’inoccupation des locaux commerciaux en augmentation

Hochelaga: taux d’inoccupation des locaux commerciaux en augmentation
Photo: Jason Paré/Métro MédiaL’ancien local de Rose Buddha, une boutique spécialisée dans les vêtements écoresponsables.

Selon les chiffres obtenus auprès de la Société de développement commercial Hochelaga-Maisonneuve, le taux d’inoccupation des locaux commerciaux est en augmentation sur les rues Ontario et Sainte-Catherine.

Ce n’est pas une surprise, la situation sur la rue Ontario est moins difficile que sur la rue Sainte-Catherine. Si, en 2019, 5,3 % des locaux étaient vacants sur cette première artère commerciale, le taux a augmenté légèrement en 2020-2021, se situant actuellement à 6,12 % (ce qui représente 12 places vacantes sur 196).

Pour ce qui est de la rue Sainte-Catherine, l’augmentation est plus importante. 11,5 % des locaux étaient vacants en 2019. En 2020-2021, le taux a monté à 17,08 % (27 places vacantes sur 158).

Coordonnatrice aux communications, marketing et développement de la SDC Hochelaga-Maisonneuve, Julie L. Ansay précise qu’un local vacant n’est pas nécessairement disponible à la location. Au-delà des projets en devenir – ouverture prochaine d’un commerce, local en rénovation ou en attente d’un permis de rénovation – certains locaux commerciaux «resteront malheureusement vacants, car le propriétaire est hors pays et n’a aucune volonté de rentabiliser cet espace et de s’en occuper.»

L’organisme ont tenté différentes actions pour revitaliser la rue Sainte-Catherine par la tenue d’événements tels que la Grande Fabrique, le Cin’Hoche de l’été, les Shows de Ruelle, ainsi que par le verdissement et l’aménagement lumineux de la rue.

Interrogé par Métro en décembre dernier sur la revitalisation de cette artère, le maire de l’arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, Pierre Lessard-Blais avait affirmé que «toutes ses interventions ne sont pas de nature à changer fondamentalement l’attrait de la rue Sainte-Catherine.»

Selon lui, le Réseau express métropolitain (REM) demeure le geste le plus structurant pour le développement commercial de la rue Sainte-Catherine.

«Le principal problème, c’est qu’il n’y a rien au sud de la rue qui attire les gens. L’arrivée du REM sur Notre-Dame inciterait les gens à marcher vers le sud, à croiser Sainte-Catherine et consommer sur Sainte-Catherine», avait-il affirmé.

Fermetures récentes

Un répertoire des locaux à louer est disponible sur le site de la SDC Hochelaga-Maisonneuve et contient actuellement 26 adresses.

Ce répertoire propose d’afficher les locaux vacants disponibles à la location sur le territoire de la SDC Hochelaga-Maisonneuve et vise à aider et faciliter le contact entre les entrepreneurs et les propriétaires. Cependant, un local à louer n’y est pas automatiquement répertorié.

«Un local se retrouve sur notre site dans le répertoire lorsque nous disposons du contact du propriétaire et de son autorisation pour l’afficher», explique Mme Ansay.

Les locaux qui étaient occupés sur la rue Ontario par l’Armée du Salut et Rose Buddha, des commerces ayant récemment fermé leurs portes, n’y sont pas encore répertoriés.

Mme Ansay raconte que Rose Buddha, une boutique spécialisée dans les vêtements écoresponsables, a fermé à la suite d’un différend avec la propriétaire de l’immeuble. La SDC Hochelaga-Maisonneuve a essayé de lui trouver un autre local sur l’artère au courant des derniers mois, mais sans succès.

Elle mentionne que si l’ancien local de Rose Buddha n’est pas encore affiché dans le répertoire, c’est parce qu’il «a été vidé ce week-end officiellement suite à leur grosse vente de merchandising [marchandisage] et que je n’ai pas encore eu le retour de la propriétaire à propos des nouveaux critères d’affichage du local sur notre site.»

De plus, ajoute-t-elle, «aucune annonce n’a encore été faite sur les réseaux de l’entreprise pour dire si le studio de yoga en plus de l’entreprise perdurait en un autre lieu ou pas.»

C’est l’animatrice et réalisatrice Madeleine Arcand ainsi que la comédienne Maxime Morin qui ont créé Rose Buddha.

Articles similaires